Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a confirmé jeudi que Moscou avait été sollicité pour offrir l'asile politique au président syrien Bachar al-Assad, ce qu'il a estimé être une "plaisanterie".
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a confirmé jeudi que Moscou avait été sollicité pour offrir l'asile politique au président syrien Bachar al-Assad, ce qu'il a estimé être une "plaisanterie". - Natalia Kolesnikova afp.com

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Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a confirmé jeudi que Moscou avait été sollicité pour offrir l'asile politique au président syrien Bachar al-Assad, ce qu'il a estimé être une "plaisanterie".

A l'issue d'entretiens à Moscou avec son homologue allemand Guido Westerwelle, M. Lavrov a révélé que cette idée avait été lancée lors d'une rencontre à Berlin le 1er juin entre le président Vladimir Poutine et la chancelière allemande Angela Merkel.

"De notre côté, nous pensions que c'était une plaisanterie et donc nous avons répondu par une plaisanterie - qu'en est-il de votre côté, les Allemands? Et si c'était vous qui accueilliez Assad", a déclaré M. Lavrov.

"Je pensais que tout s'arrêterait là, sur cette note de plaisanterie", a ajouté M. Lavrov, se disant "surpris" que l'idée soit à nouveau avancée lors de récents contacts avec ses partenaires étrangers.

"Quand nous avons reparlé de la Syrie, j'ai entendu qu'ils étaient convaincus que nous accueillerions (Assad), et qu'ainsi on résoudrait tous les problèmes du peuple syrien", a ajouté le ministre russe.

"Il s'agit soit d'une tentative malhonnête de tromper les gens sérieux qui s'occupent de politique étrangère, soit d'une mauvaise compréhension de la situation", a encore dit M. Lavrov.

Le ministre faisait référence à la réunion samedi à Genève des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Grande-Bretagne) ainsi que la Turquie et des pays représentant la Ligue arabe, à l'issue de laquelle les participants se sont accordés sur les principes d'une transition en Syrie, où la révolte contre le régime du président Assad s'est transformée en conflit armé.