Trois membres du groupe de punk anti-Poutine Pussy Riot accusées de "hooliganisme" ont annoncé mercredi une grève de la faim pour dénoncer la décision d'un tribunal de leur accorder seulement cinq jours pour examiner leur dossier, une décision "illégale" selon elles.
Trois membres du groupe de punk anti-Poutine Pussy Riot accusées de "hooliganisme" ont annoncé mercredi une grève de la faim pour dénoncer la décision d'un tribunal de leur accorder seulement cinq jours pour examiner leur dossier, une décision "illégale" selon elles. - Alexander Nemenov afp.com

avec AFP

Trois membres du groupe de punk anti-Poutine Pussy Riot accusées de «hooliganisme» ont annoncé ce mercredi une grève de la faim pour dénoncer la décision d'un tribunal de leur accorder seulement cinq jours pour examiner leur dossier, une décision «illégale» selon elles.«J'annonce une grève de la faim car c'est illégal» d'accorder si peu de temps à l'examen d'un dossier volumineux, a déclaré Nadejda Tolokonnikova lors d'une audience préliminaire devant le tribunal Taganski à Moscou.

«Jusqu'au 9 juillet, ce n'est pas suffisant pour moi. Je vais faire appel», a ajouté la jeune femme portant un tee-shirt où il était écrit le slogan espagnol «No pasaran» (Ils ne passeront pas !). Peu après, Ekaterina Samoutsevitch et Maria Alekhina ont fait part de la même décision, après que le tribunal leur a accordé un délai similaire pour leurs cas respectifs.

En détention provisoire depuis quatre mois

Le président du tribunal avait déclaré auparavant que ce délai serait «suffisant pour lire les documents». Cette décision intervient après que les enquêteurs ont appelé à ouvrir rapidement le procès, accusant la défense de tenter de retarder cette échéance.

Un des avocats de la défense, Nikolaï Polozov, a de son côté dénoncé ces agissements. «Cela devient de plus en plus dur pour l'enquête de répondre à cette question: pourquoi sont-elles emprisonnées?», a-t-il dit à l'AFP. «Leur travail maintenant est d'organiser le procès le plus vite possible, de les condamner et de les envoyer en colonie pénitentiaire», a-t-il ajouté.

Les trois jeunes femmes sont en détention provisoire depuis plus de quatre mois pour avoir improvisé le 21 février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une «prière punk» intitulée «Marie mère de Dieu - chasse (Vladimir) Poutine!», l'actuel président russe, dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou