Islande: Une jeune mère de famille veut détrôner le président sortant

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Publié le 30 juin 2012.

POLITIQUE - Le chef de l'Etat sortant Olafur Ragnar Grimsson brigue en favori un cinquième mandat, samedi lors de l'unique tour de l'élection présidentielle en Islande...

Une jeune mère de famille et présentatrice de télévision sans expérience politique défie le chef de l'Etat sortant Olafur Ragnar Grimsson qui brigue en favori un cinquième mandat, samedi lors de l'unique tour de l'élection présidentielle en Islande.

A la veille du scrutin, deux sondages prédisaient au président sortant une victoire écrasante avec une majorité absolue des voix. Selon une de ces enquêtes, M. Grimsson devrait recueillir 57% des suffrages, contre 30,8% à sa rivale Thora Arnorsdottir.

"L'écart entre Olafur et Thora dans ce sondage est immense et, pourrait-on dire, insurmontable", estime le politologue Gunnar Helgi Kristinsson de l'Université d'Islande à Reykjavik, cité par le quotidien Frettabladid.

Quelque 235.784 Islandais sont appelés aux urnes de 09h00 à 22h00 GMT. Les premiers résultats sont attendus une heure après la fermeture.

Thora Arnorsdottir, 37 ans, a dû interrompre sa campagne en mai pour donner naissance à son troisième enfant et se présente comme la candidate -sans étiquette- du changement après les 16 années de règne de M. Grimsson.

Mère de trois enfants, non mariée, qui milite pour le droit des femmes et pour la neutralité sexuelle, la candidate est dans la norme de femmes islandaises occupant des responsabilités: Vigdis Finnbogadottir a été la première femme de la planète a être démocratiquement élue présidente (1980-1996), la Première ministre Johanna Sigurdardottir est ouvertement homosexuelle, l'Eglise islandaise vient d'ordonner sa première femme archevêque.

A 69 ans, M. Grimsson avait affirmé en janvier qu'il ne se présenterait pas pour un cinquième mandat et les sondages laissaient prévoir une victoire de Mme Arnorsdottir.

Mais en mars, une pétition signée par plus de 30.000 Islandais -soit environ 10% de la population- a plébiscité le président sortant, le poussant à se déclarer finalement candidat à sa réélection.

Il a consolidé sa popularité en refusant par deux fois de promulguer une loi défavorable au contribuable. Le texte prévoyait l'indemnisation par les Islandais de la Grande-Bretagne et des Pays-Bas dont les épargnants avaient été lésés par la faillite de la banque en ligne Icesave en 2008.

Pourtant, selon Mme Arnorsdottir, l'Islande a besoin de changement après la crise économique et financière de 2008 quand les trois principales banques du pays ont fait faillite. Depuis, cette île de l'Atlantique nord a retrouvé le chemin de la croissance avec l'aide du FMI.

© 2012 AFP
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