L'ex-président du Paraguay Fernando Lugo, destitué vendredi par le Parlement, a indiqué qu'il n'écartait pas la possibilité d'être à nouveau candidat à la présidentielle de 2013, dans un entretien publié jeudi par le quotidien brésilien Folha de Sao Paulo.
L'ex-président du Paraguay Fernando Lugo, destitué vendredi par le Parlement, a indiqué qu'il n'écartait pas la possibilité d'être à nouveau candidat à la présidentielle de 2013, dans un entretien publié jeudi par le quotidien brésilien Folha de Sao Paulo. - Norberto Duarte afp.com

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L'ex-président du Paraguay Fernando Lugo, destitué vendredi par le Parlement, a indiqué qu'il n'écartait pas la possibilité d'être à nouveau candidat à la présidentielle de 2013, dans un entretien publié jeudi par le quotidien brésilien Folha de Sao Paulo.

La Constitution du Paraguay stipule qu'un président ne peut jamais être réélu. Malgré cela, M. Lugo assure que sa destitution modifie la situation.

"Avec ce coup d'Etat parlementaire, j'ai perdu mon statut de sénateur à vie et je suis redevenu un citoyen lambda. En tant que citoyen lambda, je peux exercer tous mes droits politiques, et parmi eux, il y a toujours la possibilité de (déposer) des candidatures électorales", explique-t-il.

"C'est à étudier", a répondu l'ancien président à la question de savoir si ces droits incluaient une candidature à l'élection présidentielle du 23 avril 2013.

Il faut voir "s'il y a une possibilité juridique et politique, et ce que vont décider les citoyens. Le chemin est long, mais le dernier mot n'est pas dit", a affirmé l'ex-président.

M. Lugo a également estimé que sa destitution avait représenté "une rupture institutionnelle violente, en raison de la façon dont a agi le Parlement", et établi un parallèle avec le renversement du président Manuel Zelaya au Honduras en 2009.

Elu pour cinq ans en 2008 après 62 ans de règne du parti colorado (conservateur), Fernando Lugo a été destitué vendredi par le Parlement au terme d'un procès politique de moins de 48 heures. Le Paraguay a été dirigé entre 1954 et 1989 par le dictateur Alfredo Stroessner.

Le Congrès a accusé le président Lugo d'"avoir mal rempli ses fonctions", après de violents affrontements le 15 juin entre policiers et paysans sans terre, qui avaient fait 17 morts.

Il a été remplacé par son vice-président, le libéral Federico Franco, qui n'a été reconnu par aucun gouvernement de l'Amérique latine.