Le général Knud Bartels, président du Comité militaire de l'OTAN, a déclaré jeudi à Tallinn qu'il n'y aurait pas d'intervention militaire de l'Otan en Syrie, pas plus qu'en Iran, tant que toutes les solutions politiques n'auraient pas été épuisées.
Le général Knud Bartels, président du Comité militaire de l'OTAN, a déclaré jeudi à Tallinn qu'il n'y aurait pas d'intervention militaire de l'Otan en Syrie, pas plus qu'en Iran, tant que toutes les solutions politiques n'auraient pas été épuisées. - Petras Malukas afp.com

© 2012 AFP

Le général Knud Bartels, président du Comité militaire de l'OTAN, a déclaré jeudi à Tallinn qu'il n'y aurait pas d'intervention militaire de l'Otan en Syrie, pas plus qu'en Iran, tant que toutes les solutions politiques n'auraient pas été épuisées.

Cette déclaration d'un haut responsable de l'Otan intervient près d'une semaine après qu'un avion de la Turquie, membre de l'Otan, a été abattu par la Syrie.

"Il n'y aura pas d'intervention militaire de l'Otan en Syrie, ni en Iran, tant que tous les moyens politiques n'auront été épuisés", a déclaré à la presse le général Bartels, en réponse à une question sur l'avion turc.

"Je suis très heureux de voir à l'heure actuelle qu'il y ait dans les prochains jours la possibilité d'ouverture d'un dialogue par les Nations-Unies pour trouver une solution avec la Syrie", a ajouté le général qui achève une visite de deux jours en Estonie, membre de l'Otan depuis 2004.

"L'avion turc abattu sans aucun préavis a de nouveau mis en lumière la situation de crise", a-t-il ajouté.

Le général Bartels a déclaré croire par ailleurs en un partenariat stratégique entre la Russie et l'Otan.

"Je suis un partisan convaincu du dialogue et la Russie est un partenaire stratégique de l'Otan", a déclaré le général.

"L'Otan ne veut en aucun cas être une menace pour la Russie et le projet de défense antimissile de l'Otan n'est pas conçu pour constituer une menace pour la Russie", a-t-il souligné.

Parlant de l'Afghanistan, le général s'est dit optimiste quant à la capacité de l'administration de ce pays à gérer la situation après le retrait des soldats de l'Otan.

L'Alliance atlantique doit retirer d'Afghanistan ses unités de combats en 2014. La sécurité de ce pays sera alors intégralement assurée par les forces afghanes.