Le président russe Vladimir Poutine, en visite en Jordanie, a nié mardi avoir ordonné la dernière vague de répression contre l'opposition dans son pays, où la contestation du pouvoir se manifeste depuis les législatives de décembre.
Le président russe Vladimir Poutine, en visite en Jordanie, a nié mardi avoir ordonné la dernière vague de répression contre l'opposition dans son pays, où la contestation du pouvoir se manifeste depuis les législatives de décembre. - Khalil Mazraawi afp.com

© 2012 AFP

Le président russe Vladimir Poutine, en visite en Jordanie, a nié mardi avoir ordonné la dernière vague de répression contre l'opposition dans son pays, où la contestation du pouvoir se manifeste depuis les législatives de décembre.

Des convocations pour interrogatoire par la police, des perquisitions et des vérifications fiscales ont visé ces derniers temps des figures de l'opposition, dont l'un des leaders les plus déterminés, Alexeï Navalny, a été interrogé mardi. Son domicile avait été perquisitionné le 11 juin.

Interrogé par des journalistes pendant sa visite en Jordanie, M. Poutine a déclaré au sujet des perquisitions: "Croyez-le ou non, je l'ai appris par la presse".

"Si tout cela s'est déroulé dans le cadre légal en vigueur, alors c'est normal", a-t-il estimé.

"Mais si les droits de quelqu'un ont été violés, ces personnes devraient se tourner vers les autorités compétentes, en premier lieu les autorités judiciaires", a commenté le président russe qui fait face depuis son retour au Kremlin en mai à un mouvement de contestation sans précédent.

M. Poutine a exercé deux mandats présidentiels de 2000 à 2008 et assume maintenant, après un intermède de quatre ans comme Premier ministre, son troisième mandat.

Le président s'exprimait en Jordanie peu après que M. Navalny eut accusé les services de sécurité russes d'avoir saisi son ordinateur et donné son mot de passe à des partisans du Kremlin, qui ont piraté son compte Twitter et diffusé dans la nuit de lundi à mardi des messages visant à le discréditer.

L'opposition russe qui dit être harcelée par le régime Poutine, juge que le système judiciaire est complètement soumis au Kremlin.

Mardi, M. Poutine a admis que ce système devait être amélioré et rendu plus indépendant. "C'est la voie que nous devons suivre. C'est la voie de l'évolution graduelle de toutes les structures de notre société. C'est la voie qui nous mènera vers la terre promise", a dit le président qui avait auparavant effectué une visite en Terre Sainte, en Israël et dans le territoire palestinien occupé de Cisjordanie.