L'opposante birmane Aung San Suu Kyi arrive mardi à Paris, dernière étape d'une tournée européenne triomphale au cours de laquelle la "Dame de Rangoun" sera reçue par le président François Hollande et célébrée pendant trois jours à l'égal d'un chef d'Etat.
L'opposante birmane Aung San Suu Kyi arrive mardi à Paris, dernière étape d'une tournée européenne triomphale au cours de laquelle la "Dame de Rangoun" sera reçue par le président François Hollande et célébrée pendant trois jours à l'égal d'un chef d'Etat. - Miguel Medina afp.com

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L'opposante birmane Aung San Suu Kyi arrive ce mardi à Paris, dernière étape d'une tournée européenne triomphale au cours de laquelle la «Dame de Rangoun» sera reçue par le président François Hollande et célébrée pendant trois jours à l'égal d'un chef d'Etat.

«Aung San Suu Kyi est reçue avec les formes dues à son histoire, passée et présente», explique une source diplomatique française. Et la France déroule le tapis rouge pour l'icône de la démocratie birmane, accueillie selon un protocole habituellement réservé aux chefs d'Etat, culminant avec un entretien avec le président François Hollande ce mardi soir. Aung San Suu Kyi, 67 ans, doit aussi rencontrer les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, et le maire de la capitale, qui lui remettra mercredi le titre de «citoyenne d'honneur de la ville de Paris».

Elle symbolise «le courage et la résistance à l'oppression»

«Aung San Suu Kyi symbolise le combat contre une dictature à tous égards caricaturale, le courage et la résistance à l'oppression», et sa visite constitue «un message de confiance dans l'avenir du pays», selon la même source diplomatique. La prix Nobel de la paix assistera à une conférence-débat avec des étudiants à l'université de La Sorbonne. Elle rencontrera également les représentants d'ONG françaises.

«La France est un symbole dans le coeur des Birmans, ça reste le pays des droits de l'Homme, c'est un des pays qui s'est beaucoup mobilisé pour elle», souligne Pierre Martial, président de l'association France Aung San Suu Kyi. Aung San Suu Kyi avait entamé le 13 juin en Suisse un voyage aux allures de tournée triomphale en Europe, où elle n'avait pas mis les pieds depuis 1988. Cette année là, elle s'était rendue au chevet de sa mère malade et n'avait plus quitté la Birmanie, rapidement placée en résidence surveillée par la junte.

Le 16 juin à Oslo, elle a prononcé son discours d'acceptation du prix Nobel de la paix, 21 ans après avoir reçu la distinction. La lauréate a appelé à la réconciliation nationale, à la libération de tous les prisonniers politiques et réitéré son «optimisme prudent» dans la transition politique en Birmanie, actuellement dirigée par un ancien général, Thien Sein, qui a constitué un gouvernement presque entièrement civil. Aung San Suu Kyi quittera Paris vendredi matin pour regagner la Birmanie.