La place Tahrir, au Caire, le 24 juin 2012. 
La place Tahrir, au Caire, le 24 juin 2012.  - KHALED DESOUKI / AFP

Avec agences

Le plus prompt à réagir à la victoire de Morsi a été le mouvement islamiste palestinien Hamas, qui compte parmi les alliés des Frères Musulmans. Alors que des cris de joie résonnaient dans la ville de Gaza, un dirigeant du Hamas a déclaré  «C'est une nouvelle ère qui s'ouvre en Egypte. Il s'agit d'un revers pour le programme de normalisation et la coopération sécuritaire avec l'ennemi israélien» .

Même enthousiasme en Iran, où le ministère des Affaires étrangères a salué ce qu'il considère comme l'une des dernières étapes du «Réveil islamique». «Le mouvement révolutionnaire du peuple égyptien (...) est dans la phase finale du 'Réveil islamique' qui va ouvrir une ère nouvelle au Proche-Orient», écrit-il dans un communiqué.

Les Emirats arabes unis ont «favorablement accueilli» l'élection du candidat islamiste. Publié par l'agence officielle WAM, le communiqué exprime «l'espoir de voir les efforts converger maintenant pour assurer la stabilité» de l'Egypte.

Via un communiqué du Bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Israël a de son côté rendu hommage au «processus démocratique» et dit «respecter les résultats de l’élection présidentielle», en annonçant qu'elle souhaite poursuivre sa coopération avec Le Caire sur la base du traité de paix signé en 1979 par les deux pays

Félicitations prudentes des dirigeants européens

En Europe, les dirigeants ont félicité chacun à leur tour Mohamed Morsi, tout en restant prudents.

François Hollande a salué la victoire du nouveau président et affirmé que la France «soutiendra l'Egypte dans les instances européennes et internationales». «Il importe aujourd'hui que la transition, commencée en février 2011, se poursuive afin, conformément aux engagements pris, que s'établisse en Egypte un système politique démocratique et pluraliste et un Etat de droit garantissant les libertés civiles et politiques de tous les citoyens comme des minorités», a-t-il affirmé. 

En Italie, le chef de la diplomatie italienne Giulio Terzi a choisi Twitter pour adresser un message de félicitations au nouveau président égyptien, voyant dans son élection une «preuve de démocratie» en Egypte.

Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a lui appelé Mohamed Morsi à respecter les droits des Egyptiens après avoir d'abord annoncé: «Je les félicite pour ce résultat et pour ce processus pacifique».

Washington a appelé l’Egypte à rester un «pilier de la paix dans la région». «Nous pensons qu'il est important que le président élu (Mohamed) Morsi prenne en ce moment historique des mesures pour faire avancer l'unité nationale en consultant tous les partis sur la formation d'un nouveau gouvernement», indique un communiqué de la Maison Blanche