Paraguay: menacé de destitution, Fernando Lugo en appelle à la Cour Suprême

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Publié le 22 juin 2012.

ASUNCION - Le président paraguayen Fernando Lugo, qui pourrait se voir privé de sa dernière année de mandat lors d'une procédure expresse de destitution vendredi, a déposé un recours en inconstitutionnalité devant la Cour Suprême, a annoncé son porte-parole.

Le procès politique de destitution décidé mardi par une large majorité de la Chambre des représentants "ne respecte pas le processus prévu", a déclaré l'avocat du président Adolfo Ferreiro.

Un peu plus tôt, le secrétaire général de la présidence Miguel Lopez avait précisé que le président réclamait notamment "qu'on lui donne plus de temps pour réclamer sa défense".

L'ancien évêque de 61 ans élu en 2008 a été convoqué vendredi à 12H00 heure locale (16H00 GMT) pour présenter sa défense devant le Sénat. La chambre haute doit avaliser la démarche initiée par la Chambre des députés qui accuse M. Lugo d'avoir "mal rempli ses fonctions" à la suite des récents heurts sanglants entre policiers et paysans sans terre.

A partir de 14H30, les arguments seront étudiés, avant une session extraordinaire prévue à 16H30 (20H30 GMT), pour statuer sur le sort du président, qui ne compte que cinq partisans sur les 45 membres du Sénat.

Le président Lugo, lâché par ses anciens alliés, notamment libéraux, a dénoncé jeudi une "attaque sans pitié de secteurs qui se sont toujours opposés au changement", alors que ses partisans évoquent déjà un coup d'Etat déguisé.

Jeudi soir, les huit principaux ministres des Affaires étrangères de l'Union sud-américaine des nations (Unasur) sont arrivés au Paraguay avec pour mission de défendre le président Lugo.

En outre, les Etats-Unis ont demandé jeudi que le processus du jugement politique initié par le congrès paraguayen soit respecté "scrupuleusement".

M. Lugo, qui vient d'être soigné avec succès d'un cancer du système lymphatique, a déjà annoncé qu'il ne se représenterait pas au scrutin d'avril 2013. Auparavant surnommé "l'évêque des pauvres", il avait été élu en 2008 avec l'appui d'une coalition de partis, principalement de gauche.

En cas de destitution, il serait remplacé par son vice-président, Federico Franco, leader du Parti libéral.

© 2012 AFP
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