Cuba a accusé Google de "censure scandaleuse" pour avoir bloqué l'accès dans le pays à son outil d'analyse du trafic internet, ce que le géant de l'internet américain a justifié mardi en citant les sanctions américaines en vigueur contre La Havane.
Cuba a accusé Google de "censure scandaleuse" pour avoir bloqué l'accès dans le pays à son outil d'analyse du trafic internet, ce que le géant de l'internet américain a justifié mardi en citant les sanctions américaines en vigueur contre La Havane. - Karen Bleier afp.com

© 2012 AFP

Cuba a accusé Google de "censure scandaleuse" pour avoir bloqué l'accès dans le pays à son outil d'analyse du trafic internet, ce que le géant de l'internet américain a justifié mardi en citant les sanctions américaines en vigueur contre La Havane.

"Scandaleuse censure de Google à Cuba: les médias et bloggers de l'île ne peuvent plus accéder aux statistiques" du "service Google Analystics", a dénoncé le site d'information Cubadebate.cu, contrôlé par les autorités cubaines.

Google Analytics, un outil gratuit qui permet aux sites internet de vérifier d'où et quand les visiteurs se connectent, a cessé de fonctionner à Cuba, à la suite d'une mise à jour pour se mettre en conformité avec les restrictions américaines, a confirmé le géant américain.

"En tant que société américaine, nous nous conformons aux sanctions commerciales et aux contrôles des exportations américaines, ce qui nous empêche d'offrir certains services dans certains pays", a expliqué Google dans un e-mail en réponse à une question de l'AFP.

"Afin de respecter ces lois, nos conditions d'utilisation ont toujours interdit l'usage de Google Analytics dans les pays sous sanction (...). A présent il y a un blocage technique également", a précisé Google.

Les services de Google sont également restreints en Birmanie, Iran, Syrie, le Soudan et en Corée du Nord, pays qui font l'objet de sanctions américaines.

Le site d'information Cubadebate.cu a également jugé "injuste" de ne pas pouvoir avoir accès à d'autres services de Google, notamment les cartes.

Il existe un débat politique limité sur les blogs ou les médias sociaux de Cuba, dirigé par un régime communiste, mais l'opposition est interdite et les médias sous contrôle étatique.