Turquie: 13 morts dans un incendie déclenché par des mutins dans une prison

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Publié le 17 juin 2012.

ISTANBUL - Au moins treize prisonniers sont morts samedi soir dans un incendie déclenché par des mutins dans un établissement pénitentiaire du sud-est de la Turquie qui héberge un millier de détenus, ont annoncé des responsables locaux.

Les treize prisonniers ont été asphyxiés par la fumée dégagée par le sinistre et cinq autres ont été hospitalisés après que des prisonniers eurent mis le feu à des couvertures et des lits dans la prison de Sanliurfa, a précisé l'agence Anatolie, citant le gouverneur Celalettin Guvenc.

La mutinerie a éclaté dans un pavillon où se trouvaient 18 détenus et le feu a pu être circonscrit avant qu'il n'atteigne les autres cellules.

La prison de Sanliurfa comprend également un important quartier réservé aux prisonniers politiques, parmi lesquels se trouve un député du parti pro-kurde de la Paix et de la Démocratie (BDP), ont affirmé des responsables de la sécurité à l'AFP.

L'incendie a provoqué le déploiement de forces de gendarmerie et de police autour de la prison, la plus grande de la ville, et de nombreuses personnes se sont rassemblées en face des bâtiments pour tenter d'apercevoir leurs proches et réclamer l'identité des victimes. La police a fait usage de grenades lacrymogènes pour éloigner les protestataires.

L'incendie s'est déclaré pendant une bagarre entre prisonniers, a déclaré durant la nuit le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, sur la foi de témoignages, a précisé l'agence Anatolie.

"J'ai aussi été informé par le gouverneur du fait que cette unité de la prison n'était pas conçue pour accueillir autant de détenus", a-t-il ajouté.

Selon la télévision d'information en continu NTV, la mutinerie a été déclenchée par des prisonniers voulant protester contre les mauvaises conditions de vie dans leurs cellules, dont le manque d'air conditionné malgré la température très élevée.

Les conditions de vie dans la prison de Sanliurfa ont souvent été critiquées dans la presse locale, selon laquelle la capacité d'accueil de cet établissement est de 250 personnes, et non de 1.000.

Des visites de familles de détenus ont été autorisées dimanche matin, une fois le calme revenu dans l'établissement. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes du drame.

En septembre 2010 un détenu politique s'était immolé par le feu après avoir été transféré dans le quartier des détenus de droit commun, provoquant une mutinerie dans l'établissement et un incendie qui n'avait pas fait de victimes.

© 2012 AFP
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