Les Français sont appelés aux urnes dimanche pour attribuer, au second tour des élections législatives, les 541 sièges de député encore en jeu après le premier tour du 10 juin, qui a permis à la gauche de prendre l'avantage.
Les Français sont appelés aux urnes dimanche pour attribuer, au second tour des élections législatives, les 541 sièges de député encore en jeu après le premier tour du 10 juin, qui a permis à la gauche de prendre l'avantage. - Damien Meyer afp.com

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Les Français sont appelés aux urnes dimanche pour attribuer, au second tour des élections législatives, les 541 sièges de député encore en jeu après le premier tour du 10 juin, qui a permis à la gauche de prendre l'avantage.

Seuls 36 des 577 sièges avaient été attribués dès le premier tour. 43,15 millions de Français doivent départager dans 541 circonscriptions les candidats qualifiés pour le second tour.

Six semaines après l'élection de François Hollande à la présidence de la République, la principale question du scrutin est de savoir si le PS obtiendra seul la majorité absolue à l'Assemblée nationale, qui est de 289 sièges.

L'abstention avait atteint le taux record de 42,77% au premier tour. Elle pourrait être une clé du scrutin, et la droite, comme la gauche, a lancé des appels à la mobilisation.

Parmi les 36 députés élus dimanche dernier, figurent 23 PS, une DVG, un EELV, et à droite 7 UMP, deux élus du Parti radical, un du Nouveau centre et une DVD. Dix femmes font partie de ces élus. Enfin trois d'entre eux vont entamer leur premier mandat.

L'ensemble de la gauche (PS, EELV et Front de gauche) a totalisé 46,7% des voix au premier tour, contre 34,1% des voix pour la droite parlementaire (UMP et alliés). Cette dernière est confrontée à la bonne tenue du Front national qui, à 13,6%, a réalisé un de ses meilleurs scores à des législatives.

Les bureaux de vote de métropole ouvrent à 08H00. Le scrutin a commencé dès samedi pour les Français d'outre-mer et les expatriés vivant dans les deux Amérique.

Trente-quatre triangulaires vont être disputées, dont 28 avec la présence de candidats FN. Par ailleurs, dans une quinzaine de circonscriptions, les électeurs ne peuvent voter que pour un seul candidat, en raison de l'application d'accords de désistement.

Plusieurs personnalités engagent leur avenir politique, comme Ségolène Royal, mal partie contre un dissident à La Rochelle, ou François Bayrou, en mauvaise position dans une triangulaire dans son fief des Pyrénées-Atlantiques.

En revanche, le FN espère faire son retour à l'Assemblée. Sa présidente Marine Le Pen, qui a défait au premier tour le leader du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon, a des chances de l'emporter à Hénin-Beaumont.