France: participation aux législatives en légère hausse, la gauche favorite

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Publié le 17 juin 2012.

PARIS - Le taux de participation au second tour des élections législatives était de 21,41% dimanche à midi en métropole, en légère hausse par rapport au premier tour dans un scrutin où la gauche part favorite six semaines après la victoire de François Hollande à la présidentielle.

La semaine dernière à la même heure, la participation était de 21,06% en métropole. Au second tour des législatives 2007, 22,89% des électeurs s'étaient déjà rendus aux urnes à la mi-journée.

Au premier tour la semaine dernière, la participation globale (métropole et outre-mer) avait été la plus faible de tous les scrutins législatifs sous la Ve République. Le taux d'abstention avait atteint un record de 42,77%.

L'abstention finale pourrait être une clé du scrutin du dimanche, droite et gauche ayant appelé les Français à se mobiliser.

Pour ce second tour, clos dans la plupart des collectivités d'outre-mer, les électeurs semblent un peu plus nombreux à s'être rendus aux urnes, d'après les chiffres disponibles à la mi-journée en métropole.

En région Paca, la participation atteignait 25,47% à 12h00 contre 25,19% le 10 juin à la même heure. En Seine-Saint-Denis, un des départements les plus peuplés de France, elle s'élevait à 16,15% contre 15,57% il y a une semaine à midi. Même tendance en Seine-et-Marne, dans le Val-de-Marne et l'Essonne. A Paris, elle était sensiblement la même: 13,36% "en fin de matinée", selon la préfecture d'Ile-de-France, à comparer avec les 13,65% dimanche dernier au même moment.

En outre-mer, les Martiniquais se sont davantage déplacés (38,97% de participation contre 33,09% il y a une semaine). Même tendance en Polynésie, où la participation a atteint 53,98% contre 45,79% au premier tour.

Le scrutin est l'occasion pour la gauche de donner au président François Hollande une majorité confortable à l'Assemblée nationale et pour la droite celle de limiter les dégâts, un mois après son échec à la présidentielle.

Seuls 36 des 577 sièges avaient été attribués dès le premier tour dimanche dernier (dont 25 à la gauche, 11 à la droite). Le vote concerne donc encore 541 circonscriptions.

A La Rochelle, l'un des points-chauds de ce second tour, le socialiste dissident Olivier Falorni, qui défie la présidente de Poitou-Charente, Ségolène Royal, ont tous les deux voté avant midi.

Et, comme à son habitude, François Bayrou, président du MoDem, a été l'un des premiers à voter, dans les Pyrénées-Atlantiques où il joue son avenir politique.

Egalement engagés dans des duels serrés, Marine Le Pen, la présidente du Front national, et son adversaire socialiste, Philippe Kemel, ont voté dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais.

A Marseille, Marie-Arlette Carlotti (PS), ministre déléguée en charge des personnes handicapées, l'une des rares membres du gouvernement en danger, et l'UMP Renaud Muselier, ont également voté.

Six semaines après l'élection de François Hollande à la présidence de la République, le principal enjeu du scrutin est de savoir si le PS obtiendra seul la majorité absolue à l'Assemblée nationale, qui est de 289 sièges.

"Rien n'est joué, les législatives précédentes l'ont prouvé, de nombreux sièges peuvent se jouer à quelques dizaines de voix", a martelé entre les deux tours le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault.

L'ensemble de la gauche (PS, EELV et Front de gauche) a totalisé 46,7% des voix au premier tour, contre 34,1% des voix pour la droite parlementaire (UMP, alliés).

Cette dernière est confrontée à la bonne tenue du Front national qui, à 13,6%, a réalisé un de ses meilleurs scores à des législatives. L'UMP a choisi de répondre à la pression de l'extrême droite par le "ni-ni": ni Front national, ni Front républicain avec la gauche. Elle a affiché sa fermeté à l'égard de ses candidats qui, localement, contestent cette ligne officielle.

Trente-quatre triangulaires sont disputées, dont 28 avec la présence de candidats FN. Par ailleurs, dans une quinzaine de circonscriptions, les électeurs ne peuvent voter que pour un seul candidat, en raison des accords de désistement.

L'entre-deux-tours a été marqué par plusieurs polémiques. La gauche a accusé l'UMP de préparer "une alliance stratégique" avec le Front national.

A gauche, un tweet d'encouragement envoyé par Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande, au rival dissident de Ségolène Royal à La Rochelle a provoqué la consternation au PS. Les sondages donnent Mme Royal perdante.

En revanche, le FN espère faire son retour à l'Assemblée où il n'a plus d'élu depuis 1998. EELV peut envisager entre 13 et 20 sièges et obtenir son propre groupe parlementaire.

Alors que Jean-Marc Ayrault et cinq des 24 ministres candidats ont été élus dès le premier tour, les autres sont en ballottage favorable. Le Premier ministre a annoncé que les ministres qui seraient battus devraient quitter son équipe.

La plupart des bureaux de vote ferment à 18H00 en métropole, mais le scrutin restera ouvert jusqu'à 20H00 dans certaines grandes villes.

© 2012 AFP
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