Roumanie: la coalition de centre-gauche clame la victoire aux municipales

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Publié le 10 juin 2012.

BUCAREST - La coalition de centre-gauche au pouvoir en Roumanie, l'Union sociale-libérale (USL), a clamé dimanche la victoire aux élections municipales et départementales après la publication des premiers sondages à la sortie des bureaux de vote.

Les premiers résultats officiels ne seront connus que lundi matin.

Selon trois sondages à la sortie des bureaux de vote réalisés pour le compte de chaînes de télévisions privées, le candidat soutenu par l'USL à Bucarest, Sorin Oprescu, conserve confortablement son poste de maire avec plus de 60% des suffrages.

L'USL gagne également deux arrondissements de la capitale détenus jusqu'ici par son adversaire le plus sérieux, le Parti démocrate-libéral (PDL, centre-droit).

"Nous avons sorti le PDL de Bucarest...C'est historique! Nous avons gagné, c'est très clair. Il nous reste maintenant à gagner les élections législatives" prévues à l'automne, a déclaré le Premier ministre social-démocrate Victor Ponta après la fermeture des bureaux de vote.

"Il s'agit de la première confirmation de l'Union sociale-libérale (USL) par le vote", a-t-il ajouté.

Ces élections municipales et locales se sont déroulées un peu plus d'un mois après l'arrivée au pouvoir de l'USL qui a fait chuter le précédent gouvernement de centre-droit, très impopulaire en raison de la cure de rigueur imposée au pays depuis 2009, sur une motion de censure.

18 millions de votants

L'ancien Premier ministre de centre-droit Emil Boc, principal promoteur des mesures d'austérité afin d'assainir les finances du pays et de le sortir d'une récession sévère, était toutefois dans une lutte au coude-à-coude avec son adversaire USL à Cluj, grande ville de Transylavnie.

Certains sondages le donnaient à égalité, d'autres légèrement en retrait.

Plus de 18 millions de Roumains étaient appelés aux urnes afin de choisir leurs 3.187 maires et dizaines de milliers de conseillers municipaux et départementaux.

La participation a été plus élevée que prévue, à 39,01% à 14H00 GMT contre 34,20% en 2008 à la même heure.

"C'est une forme de protestation, une conséquence de la crise économique", a estimé l'analyste politique Cristian Parvulescu.

Dans de nombreuses villes, le système uninomimal à un tour devrait toutefois donner l'avantage aux sortants, selon les analystes, et limiter les effets de basculements.

A Bucarest, Nicusor Dan, un mathématicien défenseur du patrimoine de la ville depuis des années et qui a mené campagne comme indépendant avec un modeste budget, a toutefois crée une surprise en arrivant troisième pour le poste de maire.

Le président Traian Basescu, issu du PDL (opposition), et adversaire politique de M. Ponta, a de son côté déclaré que "personne n'avait voulu imposer des mesures d'austérité mais qu'il fallait sortir le pays de la crise. Ceux qui n'ont pas compris cela peuvent voir ce qui se passe en Espagne et en Grèce", selon l'agence Mediafax.

Confrontée à une sévère récession en 2009, la Roumanie a bénéficié d'un plan d'aide d'urgence de 20 milliards de d'euros du Fonds monétaire international (FMI) et de l'Union européenne (UE) entre 2009 et 2011.

En échange de cette aide, ce pays parmi les plus pauvres de l'UE avait imposé des mesures de rigueur draconiennes dont une baisse de 25% des salaires du secteur public.

La Roumanie, qualifiée de bonne élève par le FMI, a renoué avec la croissance en 2011 et prévoit un déficit public en 2012 sous la barre des 3% du Produit intérieur brut.

Elle peine toutefois à enregistrer une croissance durable, et elle est retombée en légère récession au premier trimestre.

© 2012 AFP
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