Canada: affrontements à Montréal en marge du Grand Prix de F1

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Publié le 9 juin 2012.

MONTREAL - Des affrontements ont opposé vendredi soir dans les rues du centre-ville de Montréal de petits groupes de manifestants radicaux aux forces de l'ordre, autour des festivités du Grand Prix de formule 1 du Canada.

Plusieurs groupes de quelques dizaines de personnes, très mobiles, ont tenté toute la soirée de s'approcher au plus près des chapiteaux dédiés aux festivités du Grand Prix, au coeur du centre-ville de Montréal, principalement autour des rues Sainte Catherine et Crescent.

Les policiers de la ville de Montréal, épaulés par les policiers anti-émeute, ont mené des charges ciblées pour disperser les groupes. Du gaz poivre a été lancé en milieu de soirée. Un hélicoptère de la police survolait au-dessus du quartier pour tenter de suivre les groupes de protestataires.

Des cordons de policiers, matraques à la main, bloquaient tous les accès aux stands du Grand Prix. Les manifestants se mêlaient, à certains endroits, à la foule, ce qui compliquait le travail des forces de l'ordre.

Ces affrontements ponctuels n'ont cependant pas fait fuir les touristes qui continuaient à se promener, nombreux, dans les rues, visiblement peu inquiets. Certains, rencontrés dans les rues, déclaraient même ne pas avoir vu les manifestants.

Une marche nocturne est partie, comme chaque soir, de la place Émilie Gamelin avant de rejoindre les autres groupes, en passant par la place des Arts où les manifestants se sont mêlés à la foule des Francofolies de Montréal.

Les protestataires, vêtus de noir et de rouge pour certains d'entre eux, manifestaient contre ce que représente le Grand Prix, mais également contre la loi spéciale du gouvernement québécois, restreignant le droit de manifester. Un petit groupe arborait une large banderole de tissu noir déclarant : "Nous ne pouvons plus nous exprimer? Faisons parler nos casseroles!"

Les étudiants voient un lien entre le Grand Prix, "événement élitiste" selon eux, en partie financé par le Québec, et leur combat pour refuser la hausse des frais de scolarité prévue par le gouvernement qui invoque ses problèmes de financement.

Les policiers ont arrêté 12 personnes, selon un bilan communiqué à samedi à 00H15 (04H15 GMT). Cinq des douze interpellés devront faire face à des accusations criminelles dont la police n'a pas précisé la gravité.

© 2012 AFP
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