Meurtre de Trayvon Martin: La liberté sous caution de George Zimmerman révoquée

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Publié le 2 juin 2012.

ETATS-UNIS - Pour avoir menti au juge sur sa situation financière afin de faire baisser le montant de sa caution...

Retour à la case détention provisoire pour George Zimmerman. Le vigile de quartier, inculpé pour le meurtre au second degré de Trayvon Martin, a 48 heures pour se livrer à la justice, à annoncé un juge de Floride, vendredi.

Il ne s'agit pas d'un nouveau développement dans les faits mais d'un élément directement lié à la caution. Le juge Kenneth Lester de Sanford, la ville où Martin, un adolescent africain-américain de 17 ans, a été tué par Zimmerman, un vigile de quartier de 28 ans, a justifié sa décision en indiquant que M. Zimmerman avait induit le tribunal en erreur sur sa situation financière au moment de l'audience consacrée à sa liberté sous caution, le 20 avril dernier.

Revenus cachés

Le magistrat affirme que le tueur s'était lancé dans une entreprise de «falsification» destinée à faire baisser le montant de la caution, qui avait été finalement fixée à 150.000 dollars.

Selon le ministère public, qui avait déposé vendredi une demande de révocation du régime de liberté sous caution dont l'AFP a obtenu copie, Zimmerman et sa femme ont sciemment omis de déclarer au tribunal quelque 135.000 dollars.

La requête de l'accusation contient une retranscription de conversations téléphoniques entre les deux époux évoquant des transferts d'argent. Dans ce dialogue, ils «parlaient en langage codé pour cacher ce qu'ils faisaient», affirme le document de l'accusation. «Ce tribunal a été amené à croire qu'ils (le couple Zimmerman, ndlr) n'avaient pas un centime», a lancé le procureur Bernie De la Rionda à l'audience.

Le ministère public a également accusé George Zimmerman d'avoir trompé le tribunal en cachant qu'il avait en sa possession un deuxième passeport.

La tenue d'un procès incertaine

Zimmerman invoque la légitime défense. Selon l'enregistrement d'un appel passé par le vigile à la police, Zimmerman s'est lancé à la poursuite de l'adolescent, dont il trouvait le comportement «suspect». Mais le vigile soutient qu'il a finalement abandonné sa poursuite, et que c'est l'adolescent qui l'a attaqué alors qu'il retournait à son véhicule. Zimmerman affirme que Martin lui a frappé le crâne contre le pavé à plusieurs reprises et lui a cassé le nez.

Dans un premier temps, des images filmées par des caméras de vidéosurveillance ne semblaient pas montrer de traces de blessures graves. Mais selon un rapport médical obtenu par ABC News, Zimmerman a bien souffert d'un nez cassé et de lacérations sur le crâne, qui n'ont toutefois pas nécessité de points de sutures.

Selon les experts judiciaires américains, tout repose sur une question: qui était l'agresseur. Un juge sera chargé d'examiner le dossier. S'il conclut que la loi sur la légitime défense «Stand your ground», qui favorise la personne agressée, s'applique pour Zimmerman, ce dernier sera acquitté. Dans le cas contraire, l'affaire ira jusqu'au procès et un jury populaire devra trancher.

P.B. avec AFP
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