Le Sénat de Californie a adopté un projet de loi visant à interdire les traitements présentés comme remède à l'homosexualité.

Le vote, mercredi par 23 voix contre 13, est une victoire pour les associations défendant les droits des homosexuels. Ces traitements, soulignent-elles, n'ont aucun sens, l'homosexualité n'étant pas une maladie, et exposent en outre à des effets indésirables (dépression, pharmacodépendance).

Le projet de loi va à présent être examiné par l'assemblée de Californie, où les démocrates, majoritaires comme au Sénat, devraient l'approuver, avant promulgation par le gouverneur, Jerry Brown. La Californie deviendrait alors le premier Etat des Etats-Unis à se doter d'une telle législation.

«Ces "thérapies" sont dangereuses», a expliqué le sénateur démocrate Ted Lieu, à l'origine du texte, citant l'exemple d'un militant de la cause gay en Californie, Ryan Kendall, qui a subi un traitement de ce genre dans son enfance. «On lui disait qu'en étant homosexuel, il faisait pleurer Dieu. Il a témoigné que dix années durant, il a voulu se suicider.»

Le 17 mai, à l'occasion de la Journée mondiale contre l'homophobie, l'Organisation panaméricaine de la Santé (PAHO), qui dépend de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), a jugé que les thérapies visant à modifier l'orientation sexuelle d'un patient n'avaient aucune justification médicale. Elles représentent en outre «une grave menace à la santé et au bien-être des personnes concernées», a ajouté la PAHO.

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