L'ambassadeur américain en Australie a démenti jeudi que son pays veuille l'extradition de Julian Assange, le fondateur du site WikiLeaks, dont la publication en 2010 de milliers de documents confidentiels avait fait trembler Washington.
L'ambassadeur américain en Australie a démenti jeudi que son pays veuille l'extradition de Julian Assange, le fondateur du site WikiLeaks, dont la publication en 2010 de milliers de documents confidentiels avait fait trembler Washington. - Miguel Medina afp.com

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L'ambassadeur américain en Australie a démenti jeudi que son pays veuille l'extradition de Julian Assange, le fondateur du site WikiLeaks, dont la publication en 2010 de milliers de documents confidentiels avait fait trembler Washington.

La justice britannique a rejeté mercredi l'ultime appel d'Assange, de nationalité australienne, contre son expulsion vers la Suède, qui le réclame dans une affaire de viol et d'agressions sexuelles.

Il a cependant obtenu un sursis de 14 jours en vue d'une éventuelle réouverture du dossier.

Ses partisans, dont sa mère, craignent que son départ vers la Suède ne soit le prélude à une extradition ultérieure vers les Etats-Unis.

Mais l'ambassadeur américain en Australie, Jeffrey Bleich, a affirmé que ce n'était pas le cas.

"Ce n'est pas quelque chose dont les Etats-Unis se soucient. Ca ne les intéresse pas", a déclaré le diplomate à la télévision australienne ABC dans un entretien diffusé jeudi.

"Et franchement, s'il se retrouve en Suède, les relations d'extradition (entre la Suède et les Etats-Unis) sont moins fortes que celles entre les Etats-Unis et la Grande-Bretagne", a-t-il ajouté.

"Je crois que c'est juste une histoire qu'ils se racontent, mais il n'y a aucun élément concret", selon lui.

Concernant les accusations de viols et d'agressions sexuelles, Julian Assange, 40 ans, a toujours clamé son innocence, assurant avoir eu des relations librement consenties avec ses deux accusatrices, et dénoncé un complot pour le faire taire.

WikiLeaks était devenu la hantise des chancelleries en 2010, en divulguant des milliers d'informations diplomatiques confidentielles.