L'ex-président du Liberia Charles Taylor au tribunal de Leidschendam, près de la The  Hague, aux Pays-Bas, le 16 mai 2012.
L'ex-président du Liberia Charles Taylor au tribunal de Leidschendam, près de la The Hague, aux Pays-Bas, le 16 mai 2012. - Evert-Jan Daniels/AP/SIPA

Reuters

Le parquet avait requis une peine de 80 ans de prison, Charles Taylor en a finalement écopé de 50.

C’est le verdict rendu ce mercredi par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone, lors d'une audience publique à Leidschendam, dans la banlieue de La Haye, aux Pays-Bas.

L’ex-président du Libéria a été reconnu coupable fin avril d'avoir fourni en échange de diamants des armes, de la nourriture, des médicaments, du carburant et des équipements aux rebelles du Front révolutionnaire uni (RUF) en Sierra Leone, pays frontalier du Liberia. La guerre civile, qui a duré de 1991 à 2002, a fait plus de 50.000 morts et des milliers de mutilés.

Six années de procès

Charles Taylor avait été inculpé en 2003 durant la dernière année de son mandat de président du Liberia par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) avant d'être arrêté trois ans plus tard au Nigeria où il s'était réfugié. Il avait été transféré aux Pays-Bas en 2006.
L'audience de mercredi a mis un terme à six années de procès.

Pas reconnu coupable d’avoir ordonné ou planifié les crimes

Agé de 64 ans, Charles Taylor est le premier ancien chef d'Etat africain condamné par une juridiction internationale.

Il n'a toutefois pas été reconnu coupable d'avoir ordonné ou planifié les crimes commis à cette période.

Jusqu'ici, la plus longue peine prononcée par le tribunal spécial pour la Sierra Leone est de 52 ans de prison, à l'encontre d'Issa Sesay, l'un des anciens commandants du Front révolutionnaire uni (RUF), une milice responsable de nombreuses atrocités pendant la guerre civile.