Le nord de l'Italie touché par de nouvelles secousses et des pluies diluviennes

0 contributions
Publié le 21 mai 2012.

CATASTROPHE - Près de 3.000 personnes ont passé la nuit de dimanche à ce lundi dans des abris de fortune, les conditions météorologiques rendant encore plus difficiles leurs conditions de vie et le travail des agents de la protection civile...

Des milliers d'Italiens ont passé la nuit de dimanche à ce lundi dans des tentes ou dans leurs voitures, dans le nord de l'Italie, après le tremblement de terre de magnitude 6 qui a fait sept morts et provoqué d'importants dégâts dimanche matin.

Vingt-quatre nouvelles secousses, d'une magnitude allant jusqu'à 3,7, ont frappé dans la nuit la région de Ferrare, accentuant l'angoisse des 3.000 personnes déplacées. «Nous avons très peur que notre maison s'effondre sur nous, donc c'est très bien que nous ayons pu dormir sous cette tente», témoigne un homme qui a passé la nuit dans le froid, mais en sécurité, dans la petite ville de San Felice Sul Panaro.

Pluies diluviennes

La plupart des répliques se sont produites dans les zones de Mirandola, San Felice et Finale Emilia, les plus touchées par le séisme de dimanche, qui a fait six morts et une cinquantaine de blessés mais aussi causé d'importants dégâts au riche patrimoine de cette région. Après de fortes rafales de vent et de pluie dans la nuit, le temps s'est un peu calmé, mais les pluies diluviennes qui tombent encore ce lundi matin sur toute la zone rendent encore plus difficiles les conditions de vie des Italiens qui ont dû abandonner leur maison, ainsi que le travail des agents de la protection civile qui déblaient les décombres.

Loin de la polémique qui avait agité l'Italie après le tremblement de terre de 2009 à L'Aquila, dans les Abruzzes, la plupart des habitants se disent satisfaits de l'aide qui leur est apportée. «Ils ont mis en place les tentes très rapidement, je me sens en sécurité», confie une dame âgée.

Mario Monti écourte son déplacement aux Etats-Unis

Le séisme a entraîné la mort de quatre ouvriers qui travaillaient de nuit, d'une femme âgée heurtée par une poutre, d'une autre femme et d’une Allemande de 37 ans, prise d'un malaise provoqué par l'angoisse au moment du séisme. Il a également occasionné d'importants dégâts sur de nombreux édifices de l'Emilie-Romagne, dont des églises et un château du 14e siècle. Son épicentre a été localisé dans la plaine du Pô, à Finale Emilia, à 36 km au nord de Bologne, une région jusqu'alors considérée comme peu sismique.

Le président du Conseil italien, Mario Monti, a écourté son déplacement aux Etats-Unis pour rentrer en Italie. «C'est un de ces moments où le pays doit se sentir uni et solidaire avec ceux qui souffrent, et je crois qu'il l'est», a-t-il déclaré à son départ de Chicago, où il participait au sommet de l'Otan. Ce lundi, les écoles de la zone doivent rester fermées pour permettre des contrôles techniques sur la sécurité des bâtiments.

B.D. avec Reuters
publicité
publicité
publicité

publicité
Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr