Alors que tout le monde craignait le pire pour la Grèce - pas de gouvernement, suivi d'une banqueroute et d'une sortie de l'euro - un accord de gouvernement a été finalement conclu dimanche à Athènes.
Trois partis - conservateurs, socialistes et un petit parti de gauche - se sont accordés pour un gouvernement intérimaire de deux ans chargé de mettre en oeuvre le programme d'austérité «criminel» en Grèce, a affirmé dimanche le leader de la gauche radicale.
«Trois partis se sont accordés sur un plan pour un gouvernement de deux ans afin d'appliquer l'accord sur le prêt (de sauvetage de la Grèce). Ils ont 168 députés au nouveau Parlement, ils ont la majorité», a déclaré Alexis Tsipras, leader du parti Syriza.
Alexis Tsipras s'exprimait après quatre-vingt-dix minutes de pourparlers autour du président Carolos Papoulias avec les leaders des deux autres formations arrivées en tête des législatives du 6 mai, les conservateurs de la Nouvelle Démocratie et les socialistes du Pasok.
Les dirigeants de ces deux partis n'ont toutefois pas évoqué le moindre accord après cette réunion, le socialiste Evangélos Vénizélos assurant n'avoir plus qu'un «optimisme limité» après des discussions achevées en «impasse», son homologue conservateur Antonis Samaras expliquant de son côté que Syriza refusait tout compromis.