Grèce: Débâcle des 2 partis pro-austérité, un parti néonazi entre au Parlement

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Publié le 7 mai 2012.

ELECTIONS - L'inquiétude commence à poindre avec la montée des extrêmes...

Les deux partis pro-austérité, la Nouvelle-Démocratie (droite) et le Pasok (socialiste) ont connu un effondrement aux législatives, passant sous la majorité absolue, alors qu'un parti néonazi entre pour la première fois au Parlement, selon des chiffres publiés lundi par le ministère de l'Intérieur.

Après le dépouillement de 99% des bulletins, ces résultats quasi définitifs indiquent que les deux partis, la ND avec 18,8% des suffrages (108 sièges) et le Pasok avec 13,2% (41 sièges) ne rassemblent que 149 sièges sur les 300 du Parlement et ne pourront former un gouvernement de coalition qu'avec l'appui d'un troisième parti.

Ces deux partis, piliers du bipartisme en Grèce depuis 38 ans, et tenus responsables de la crise que traverse le pays, ont connu une débâcle historique lors des élections législatives de dimanche.

Les cinq partis contre l'austérité qui ont réussi à atteindre le seuil de 3%, en incluant une formation néo-nazie qui fait une entrée au parlement pour la première fois, ont raflé 151 sièges au parlement, soit un peu plus que la moitié.

Après la publication officielle des résultats définitifs dans la journée de lundi, le chef de l'Etat Carolos Papoulias doit appeler Antonis Samaras, dirigeant de la droite Nouvelle-Démocratie, dont son parti est arrivé en tête du scrutin, pour lui confier la tâche de former un "gouvernement qui jouisse de la confiance du parlement", selon la Constitution.

M. Samaras aura trois jours pour tenter de mettre en place son cabinet.

S'il échoue, M. Papoulias doit remettre "ce mandat exploratoire" pour la formation d'un gouvernement au dirigeant du deuxième parti, soit à Alexis Tspiras, chef du parti de gauche radicale Syriza, qui a créé la surprise en obtenant un score de 16,5% des suffrages soit 52 sièges au parlement contre 4,6% aux législatives en 2009.

La formation d'un gouvernement de coalition entre les partis pro-austérité, partenaires dans un gouvernement de coalition depuis novembre, et un troisième parti sera une tâche compliquée compte tenu que tous les cinq partis anti-austérité ont déclaré être contre la poursuite de la rigueur, dictée par les créanciers du pays, UE et FMI.

© 2012 AFP
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