L'armée et la police sur le qui-vive au Sri Lanka. Au lendemain de violents affrontements navals et terrestres entre les Tigres de libération de l'Eelam tamoul et le gouvernement qui ont fait cinquante-deux morts dans le nord-ouest de l'île, le chef des forces de l'ordre de Colombo – la capitale – a fait savoir que « la sécurité était bien renforcée ». Cela n'a pas empêché les Tigres de tuer trois policiers dans une attaque à la mine. Le Sri Lanka sombre depuis plusieurs mois dans les violences qui ont culminé jeudi avec l'attaque d'un bus de villageois. Soixante-quatre personnes ont été tuées dans l'attentat, le plus meurtrier depuis dix ans. Le gouvernement a aussitôt accusé les Tigres d'être à l'origine de l'attaque. En représailles, ils ont lancé des frappes aériennes sur des positions supposées tenues par les Tigres.