Un véhicule de la police norvégienne.
Un véhicule de la police norvégienne. - JONATHAN NACKSTRAND / AFP

Julien Ménielle et Chantal Féminier, à Grenoble

Un officier français a été interpellé ce jeudi vers 9h30 en Norvège, selon le site NRK. L’homme, en poste à Grenoble et âgé de 46 ans, est suspecté d’avoir tué sa compagne à la Motte-Servolex (Savoie), le 11 avril. Il était recherché par la gendarmerie de Chambéry.

Le brigadier-chef, introuvable depuis que le corps de sa compagne a été retrouvé atteint de plusieurs balles à la poitrine, a été localisé mercredi soir, selon le site norvégien. Il s’est rendu sans résistance ce jeudi matin quand les policiers se sont présentés à son domicile. «La veille, tard dans la soirée, le véhicule avec lequel il a pris la fuite, avait été repéré au pied d’un immeuble de Voos, commune du comté du Horgaland, à 400 km au sud-est d’Oslo», explique le lieutenant-colonel Philippe Soupé, de la brigade de gendarmerie de Chambéry. C’est sur indication de cette dernière que les policiers norvégiens sont intervenus.

Il connaissait une femme sur place

«Nous savions que l’homme avait un attachement particulier pour ce pays où il avait travaillé il y a plusieurs années avant de s’engager dans la police», poursuit le gendarme. Il y était même retourné plus récemment, en compagnie de sa femme, avec laquelle il est actuellement en instance de divorce. Les policiers ont pris position autour de l’immeuble jusqu’au matin avant de pénétrer dans l’appartement de l’amie norvégienne chez qui s’était réfugié le Français. «Craignant une réaction imprévisible de sa part, ils ont attendu que l’immeuble se vide de ses occupants. » Mais le policier grenoblois n’a fait aucune résistance.

Une arme de service de la police française a été saisie lors de l’intervention, selon un responsable local. Elle sera expertisée en France pour savoir si c’est elle qui a été utilisé dans le meurtre de La Motte-Servolex. Interpellé dans le cadre d’un mandat d’arrêt européen, le suspect sera placé en détention provisoire en Norvège avant d’être extradé vers la France, sous deux mois. Il sera alors présenté à Chambéry au juge d’instruction François Thiery.