Le groupe de punk rock féministe et anti-Poutine Pussy Riot à Moscou, le 20 janvier 2012.
Le groupe de punk rock féministe et anti-Poutine Pussy Riot à Moscou, le 20 janvier 2012. - Denis Sinyakov / Reuters

Julien Ménielle

Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina restent en prison. Le tribunal de Moscou a décidé que ces deux mères de familles russes attendront derrière les barreaux leur prochaine convocation, fin avril, pour «vandalisme en groupe organisé». Ces deux jeunes femmes sont en effet suspectées d’être des membres du groupe de punk rock féministe Pussy Riot, spécialiste du happening anti-Poutine.

C’est pourtant cagoulées que les Pussy Riot ont l’habitude d’intervenir. Comme le 21 février, dans la cathédrale moscovite Christ Saint-Sauveur, quand elles ont chanté leur «prière punk» intitulée «Holy shit», qui implore la Vierge Marie de libérer le pays de Poutine.

Et comme à chacune de leurs prestations publiques.

Les Pussy Riot cherchent en effet à préserver leur anonymat. Les membres du groupe se sont rencontrés lors de manifestations d’opposition à Poutine ou pour protester contre l’interdiction de la gay pride, selon le Guardian, qui croit savoir que la plupart sont des féministes pures et dures, ont environ 25 ans et ont étudié les sciences humaines.

«Aucune preuve matérielle ne prouve leur lien avec Pussy Riot, ni leur présence à ce happening en particulier», affirme le militant écologiste Yaroslav Nikitenko sur Le Plus. Arrêtées le jour-même de l’élection de Poutine, les jeunes femmes ont entamé une grève de la faim.