Etats-Unis: Romney et Gingrich s'écharpent et en oublient Obama

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Publié le 17 février 2012.

PRIMAIRE - Les deux principaux candidats républicains à l'élection présidentielle américaine ont sorti les couteaux jeudi soir, au point d'en oublier presque de critiquer le président Obama...

Lors du dernier débat télévisé avant l'élection primaire du 31 janvier, Newt Gingrich, l'ancien président de la Chambre des représentants, a accusé Mitt Romney, l'ancien gouverneur du Massachusetts, d'être le candidat "le plus" anti-immigration, un sujet particulièrement sensible en Floride.

L'idée que je suis anti-immigration est "répugnante", a riposté l'ancien gouverneur du Massachusetts, rappelant que son père était né au Mexique et son beau-père au Pays de Galles.

"Je pense que vous devriez vous excuser", a-t-il ajouté, alors que Newt Gingrich essayait de contre-attaquer en dénonçant les publicités télévisées "offensantes" du clan Romney contre lui.

Les deux hommes se sont ensuite déchirés sur leurs investissements, en liaison avec Freddie Mac et Fannie Mae, les deux régies immobilières publiques renflouées par l'Etat fédéral lors de la crise de 2008.

"M. Gingrich a été payé par Freddie Mac pour faire sa promotion. Nous aurions préféré avoir quelqu'un qui appuie sur la sonnette d'alarme plutôt que sur l'accélérateur", a dénoncé Mitt Romney.

Des affrontements au sujet de la conquête de la lune

Et alors que M. Gingrich l'attaquait pour avoir investi dans ces régies immobilières, Mitt Romney a embrayé: "Avez-vous vérifié vos investissements? Vous avez aussi des investissements dans Fannie Mae et Freddie Mac".

La tension était telle que le chrétien-conservateur Rick Santorum est intervenu, demandant que Mitt Romney et Newt Gingrich arrêtent leurs "mesquineries politiques" et se "concentrent sur les dossiers".

Mais rien ne semblait pouvoir calmer Mitt Romney et Newt Gingrich, qui se sont même affrontés sur la conquête de la lune, et sur Ronald Reagan, Newt Gingrich revendiquant d'être celui qui était "le plus proche de Ronald Reagan".

Alors que M. Gingrich confirmait vouloir une colonie permanente sur la lune s'il devenait président - l'espace est un autre sujet important en Floride - Mitt Romney a répliqué sèchement: "Si j'avais un patron qui me disait vouloir dépenser quelques centaines de milliards pour implanter une colonie sur la lune, je lui dirais +vous êtes viré+. C'est peut-être une grande idée mais ce n'est pas une bonne idée".

La tension illustrait la hauteur de l'enjeu qu'est la Floride pour les deux candidats républicains, que les sondages donnent dans un mouchoir de poche.

Mitt Romney y recueille 37% des intentions de vote, contre 33% pour M. Gingrich, selon une moyenne des récents sondages publiée jeudi par le site Real Clear Politics.

© 2012 AFP
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