Mort de Vaclav Havel: «Une source d'inspiration pour toute l'Europe»

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Publié le 18 décembre 2011.

REPUBLIQUE TCHEQUE - De Nicolas Sarkozy à Angela Merkel, toute l'Europe a rendu hommage à Vaclav Havel, disparu ce dimanche matin...

Alors que l’ancien dissident et président tchèque Vaclav Havel est décédé ce dimanche matin, les hommages se succèdent à travers l’Europe. A droite comme à gauche, tous saluent la mémoire de l’un des symboles de la lutte contre le totalitarisme soviétique.

En France, le Président Nicolas Sarkozy a fait part de «sa très grande tristesse» et de sa «profonde émotion» dans une lettre de condoléances adressée à la présidence tchèque. «La République tchèque perd l'un de ses grands patriotes, la France perd un ami, l'Europe perd l'un de ses sages», écrit le chef de l'Etat français, qui salue son «engagement infatiguable en faveur de la démocratie et de la liberté» et de l'Europe.

Le PS, par la voix de Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS à l'Europe, a rendu hommage à un «nom était étroitement lié à la dissidence. Il a combattu le totalitarisme dans son propre pays en utilisant l'arme du théâtre et de la culture pour passer du combat pour le socialisme à visage humain à la lutte pour une démocratie à portée de main.» «Vaclav Havel demeurera une source d'inspiration pour les démocrates de toute l'Europe», a-t-il ajouté.

Jack Lang, ancien ministre de la Culture de François Mitterrand, a quant à lui déclaré ressentir «un immense chagrin» après la disparition de «l'un des combattants emblématiques de la libération de son pays». «Au Panthéon des grandes figures morales de la vie publique contemporaine, Vaclav Havel est sans doute avec Nelson Mandela l'une des personnalités les plus marquantes», a-t-il précisé.

François Bayrou, le président du MoDem, a quant à lui jugé que Havel représentait «le plus formidable amour de la liberté». «Le parcours original et même unique de cet homme, né dans l'univers de la philosophie, de la littérature et du théâtre, engagé comme s'il ne pouvait pas faire autrement dans la défense des valeurs de la liberté et de la citoyenneté à la tête du forum civique et puis porté, pour ainsi dire malgré lui, au pouvoir par ses adversaires mêmes alors que le communisme allait disparaître, a ému et entraîné tous les défenseurs de la démocratie en Europe.»

L'actuel président tchèque Vaclav Klaus, qui fut un rival politique de Vaclav Havel, a lui aussi rendu un hommage à son prédécesseur. «Vaclav Havel est devenu un symbole de l'Etat tchèque moderne», a-t-il déclaré à la télévision nationale. «Il fut leader de notre Révolution de velours et le premier président de notre pays redevenu libre», a-t-il déclaré. Sa personnalité, son nom et son oeuvre «ont largement contribué à ce que la République tchèque devienne partie intégrante de la communauté des pays libres et démocratiques».

En Allemagne, la Chancelière Angela Merkel a adressé une lettre de condoléances au président tchèque, dans laquelle elle lui fait part de son «bouleversement». Elle salue également un «grand européen» qui a combattu pour «la liberté et la démocratie». «Son combat pour la liberté et la démocratie était aussi inoubliable que sa grande humanité. Nous les Allemands, nous lui sommes particulièrement redevables.»

Pour le Polonais Lech Walesa, qui fut le leader de l’opposition de son pays avant de devenir, comme Vaclav Havel, chef de l'Etat à la chute du bloc soviétique, l'ex-président tchèque «fut un grand théoricien de nos temps et sa voix manquera énormément à l'Europe surtout maintenant alors qu'elle traverse une sérieuse crise. Il fut un grand orateur de la lutte pour la liberté, pour la démocratie et pour la libération du joug du communisme.»

N. Be., avec agences
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