Ils sont souvent présentés comme distants ou agacés l'un par l'autre. Alors, comme à chacune de leurs rencontres, Nicolas Sarkozy et Barack Obama ont affiché à Cannes une complicité parfaite qui sera couronnée vendredi, grande première, par un entretien télévisé conjoint.
Ils sont souvent présentés comme distants ou agacés l'un par l'autre. Alors, comme à chacune de leurs rencontres, Nicolas Sarkozy et Barack Obama ont affiché à Cannes une complicité parfaite qui sera couronnée vendredi, grande première, par un entretien télévisé conjoint. - Jim Watson afp.com

Julien Ménielle

«Je ne peux plus le voir, c'est un menteur.» C’est en ces termes que Nicolas Sarkozy a décrit le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou au cours d’une discussion avec Barack Obama lors du G20 à Cannes. Manque de chance, l’échange a été suivi par des journalistes présents grâce à un boîtier de traduction qui leur avait été remis, selon le site Arrêt sur images.

Les journalistes, une fois en possession des boîtiers, se sont en effet entendu signifier que les casques ne leur étaient par distribués tout de suite pour éviter qu'ils ne puissent entendre la conversation privée entre les deux chefs d'Etat, selon Arrêt sur images. De quoi éveiller la curiosité des professsionnels, qui se sont alors dépêchés de sortir leurs propres casues ou oreillettes.

«Moi, je dois traiter avec lui tous les jours»

«Tu en as marre de lui mais moi, je dois traiter avec lui tous les jours», a renchéri Barack Obama, selon le site. Une conversation dont la teneur a été confirmée par un correspondant de l’agence Reuters, et évoquée -sans citer les termes employés- sur le blog du journaliste du Monde présent sur place, qui indique que «les deux dirigeants se sont affligés à huis clos de leurs relations difficiles avec le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou».

«Je ne les ai pas entendus, sinon j'aurais sorti le verbatim immédiatement», a indiqué le journaliste sur son compte Twitter. Plusieurs journalistes ont cependant confirmé ces propos à l'AFP. Le correspondant de la radio publique israélienne en France a quant à lui expliqué que ses collègues et lui ont décidé de ne pas rendre compte de cet échange «par correction et pour ne pas embarrasser le service de presse» de l'Elysée. Le bureau de Benjamin Netanyahou s'est abstenu de tout commentaire, de même que le ministère israélien des Affaires étrangères.