Marie Dedieu et son compagnon kényan, John Lepapa.
Marie Dedieu et son compagnon kényan, John Lepapa. - REUTERS/Handout

B.D.

Le ministère des Affaires étrangères a annoncé ce mercredi matin le décès de Marie Dedieu, l'otage française âgée de 66 ans enlevée par un commando sur l'archipel touristique de Lamu, au Kenya, et retenue en Somalie depuis le 1er octobre dernier.

A l’annonce de cette nouvelle, Nicolas Sarkozy s'est dit «très, très ému, surtout par les conditions de son enlèvement et de sa mort», a affirmé Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat au Commerce extérieur. Le président de la République s’est d’ailleurs «exprimé longuement pendant le conseil» des ministres sur la mort de l’otage française a ajouté le secrétaire d'Etat.

Un acte «d’une barbarie, d’une violence, d’une brutalité inqualifiable»

A la sortie du même conseil des ministres, Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères, a estimé qu’il s’agissait d’un acte «d’une barbarie, d’une violence, d’une brutalité inqualifiable». Il a souligné que le gouvernement «a été bouleversé par cette annonce», et a fait part de la «grande émotion» et de la «grande tristesse» qu’il ressentait.

John, le compagnon de Marie Dedieu, a de son côté fait part de sa douleur à Europe 1. «Je suis triste, tellement triste, si vous saviez», a-t-il dit. «J'espérais qu'elle revienne mais je savais que ça se finirait comme ça. Je m'en doutais parce que, vous savez, elle était malade et elle souffrait tout le temps, depuis si longtemps.» «Maintenant, je ne peux plus rien faire», a-t-il conclu.