Des voitures incendiées à Berlin le 17 août 2011.
Des voitures incendiées à Berlin le 17 août 2011. - Michael Sohn/AP/SIPA

© 2011 AFP

Pour la quatrième nuit consécutive, des automobiles ont été brûlées à Berlin (Allemagne). La police, qui suppose qu'il s'agit d'actes de vandalisme, a offert 5.000 euros de récompense à toute personne susceptible de l'aider à résoudre cette affaire.

Selon Libération, au moins 12 véhicules auraient été incendiés entre la nuit de jeudi et vendredi.

Angela Merkel «préoccupée»

Angela Merkel a condamné jeudi les incendies de voitures, appelant à un renforcement de la présence policière dans les lieux publics.

«Qu'est-ce que c'est que ce comportement?», s'est emportée la chancellière Allemande, se disant «préoccupée» par des actes qui «jouent froidement avec des vies humaines», lors d'une cérémonie célébrant les 60 ans de la police criminelle fédérale à Wiesbaden (ouest).

Aucune motivation politique, selon le maire

Au total, neuf voitures ont été incendiées dans la nuit de mercredi à jeudi, après 15 la nuit précédente.

«D'après les premiers résultats de l'enquête, il n'y a pas de motivation politique derrière les incendies actuels», déclare le ministre régional de Berlin, Ehrhart Körting, dans un entretien au quotidien Berliner Zeitung paru ce jeudi, alors que les Berlinois doivent élire le 18 septembre le nouveau gouvernement régional.

«Nous avons affaire à du pur vandalisme et à des actions criminelles», a de son côté estimé le maire actuel de la capitale allemande, Klaus Wowereit (SPD).

Les policiers mobilisés

Actuellement, une centaine de policiers sont mobilisés pour tenter de mettre fin à cette série, patrouillant avec l'aide d'un hélicoptère avec une caméra à infra-rouge, a précisé à l'AFP le commissaire Guido Busch.

En 2010, le nombre de véhicules incendiés à Berlin avait reculé à 54, contre 221 en 2009. Traditionnellement, les feux de voitures sont particulièrement nombreux le 1er mai dans les quartiers populaires de la ville, théâtres d'échauffourées entre militants d'extrême gauche et forces de l'ordre.