Une femme passe près d'un magasin vandalisé à Londres le 10 août 2011.
Une femme passe près d'un magasin vandalisé à Londres le 10 août 2011. - REUTERS/Toby Melville

Corentin Chauvel, à Londres

De notre envoyé spécial à Londres

Rien à signaler. C’est le constat fait par l’ensemble des touristes français interrogés ce mercredi après-midi à la gare de Saint Pancras, à Londres, alors que de violentes émeutes ont fait flamber le nord et le sud de la capitale anglaise depuis samedi.

Malgré les images impressionnantes rapportées par les médias, Laurent n’a pas hésité à prendre son billet lundi, à la dernière minute. «Ces événements ne m’ont pas empêché de venir et au final, je n’ai rien vu dans le centre, à part un peu plus de policiers que d’habitude», témoigne ce Rouennais.

«On a eu peur, les images nous ont inquiétés»

Sabine et sa fille Maud, venues pour deux jours, ont quant à elles réfléchi à deux fois. «Au début, on a eu peur, les images nous ont inquiétés, mais on a demandé à notre agence de voyages et ils nous ont dit qu’il n’y avait pas de problèmes dans le centre de Londres», racontent-elles, ravies de leur séjour et surtout de ne pas avoir été bloquées outre-Manche.

Même état d’esprit pour Marine, Mathilde, Thomas et Bob, quatre jeunes Bretons du Finistère. «Quand on a vu que ça commençait à chauffer, on s’est un peu inquiété, mais on a bien préparé notre séjour et on n’est pas sorti trop tard le soir», indique Bob, impressionné par les nombreux policiers et médias présents ces jours-ci devant Scotland Yard, le siège de la police londonienne.

«On a fait gaffe, on a suivi les infos»

Damien et sa femme sont arrivés juste avant le début des émeutes. «Quand ça a commencé, je n’étais pas du tout au courant, j’ai reçu un SMS de ma belle-sœur qui s’inquiétait pour moi», rapporte cet Auxerrois de 35 ans. «Après, on a fait gaffe, on a suivi les infos en se disant “Faut pas qu’on aille dans le nord”!», ajoute-t-il, précisant tout de même ne pas avoir ressenti plus de crainte que cela.

Dominique et Thérèse, de Paris, auraient quant à eux peut-être hésité à rester plus longtemps. «Il y a eu des problèmes dans le métro et un soir, notre taxi a été obligé de dévier sa route, mais sinon, on n’a rien vu du tout», indique le père de famille, égratignant au passage «une sur-information» dramatique.