Dernière info: Anthony Sowell a pleuré, pour la première fois, lundi après-midi, à l'entame de la phase de condamnation. Elle devrait durer de 4 à 7 jours. Le jury n'a le choix qu'entre la prison à vie, sans libération conditionnelle possible, ou la peine de mort.
Le tribunal pénal de l’Ohio va décider cette semaine de condamner ou non Anthony Sowell à la peine de mort. Lors de son procès, au mois de juillet, cet ancien militaire a été reconnu coupable du meurtre de 11 femmes, les jurés retenant contre lui 82 chefs d’inculpation dont enlèvement, viol, profanation de cadavre, vol et tentative de meurtre.
Les policiers guidés par la puanteur
En septembre 2009, une femme raconte à la police qu’elle a été violée et que Sowell a tenté de l’étrangler avant de la libérer. La police décide de perquisitionner la maison de l’homme, située à Cleveland. Le suspect n’est pas chez lui mais les policiers découvrent à l’intérieur cinq cadavres en état de décomposition avancée et un sixième dans le jardin.
Pour les trouver, les policiers ont été guidés par la puanteur insoutenable des cadavres en décomposition. Cette mauvaise odeur avait déjà été signalée aux autorités par des voisins d’Anthony Sowell. Sans réaction. Au total, ce sont onze corps de femmes qui sont découverts dans la propriété.
Des victimes pauvres qui vivaient dans la rue
Les victimes étaient toutes pauvres, noires et vivaient dans la rue, ce qui peut expliquer que leur disparition n’ait pas été remarquée. Lors du procès, la défense de Sowell a fait valoir que l’ancien militaire était poussé par un appétit sexuel hors du commun. Il aurait tué seul les femmes retrouvées dans son jardin.
Sowell n’en est pas à son coup d’essai. Déjà condamné à 15 ans de prison pour viol, il en est sorti en 2005. Il était depuis revenu s’installer dans sa maison de Cleveland.