Capture d'écran de l'interview vidéo à ABC News de Nafissatou Diallo, qui accuse DSK de l'avoir violée aux Etats-Unis.
Capture d'écran de l'interview vidéo à ABC News de Nafissatou Diallo, qui accuse DSK de l'avoir violée aux Etats-Unis. - 20MINUTES.FR

M. Go.

La femme de ménage a donc maintenant un visage. Comme elle l’avait annoncé, la chaîne américaine ABC a diffusé dans l'émission Good Morning America, un long extrait de l'interview de Nafissatou Diallo, entrecoupé d'images de la jeune femme dans les rues de New York. De plus larges extraits seront dévoilés lors de l’émission de ce lundi soir.

Lors de cet entretien accordé à la journaliste Robin Roberts et en présence d’un reporter de l’hebdomadaire Newsweek, Nafissatou Diallo s’exprime en anglais, l’air apeuré, parfois au bord des larmes en s’aidant de grands gestes pour appuyer son propos. «J’ai  mis mes mains devant mes yeux comme ça et je lui ai dit: "Oh, je suis tellement désolée" et j'ai tourné la tête», affirme-t-elle en se remémorant son entrée dans la suite 2806. «Il est venu vers moi et il a alors agrippé mes seins: "Non, vous n’avez pas à être désolée".»

 

>> La vidéo originale est visible sur le site d'ABC News

«Oh mon Dieu, ils vont me tuer avant que quelqu’un n’apprenne la vérité»

Comme ses avocats et son entourage, Nafissatou Diallo affirme à nouveau dans cette interview n’avoir appris la célébrité de DSK qu’après les faits. Ce qui l’a terrorisée. «Je me suis aperçu de sa célébrité en voyant les informations. Quand j'ai appris qu'il allait être le prochain président de la France, je me suis mise à pleurer et j'ai pensé: "Oh mon Dieu, ils vont me tuer. Je vais mourir." Si ça avait été dans mon pays, un homme puissant comme lui, il m'aurait tuer sans que personne ne le sache», explique la femme de ménage, originaire de Guinée.

Toujours prête à témoigner («Je veux qu’il aille en prison, qu'il sache qu'on ne peut pas utiliser son pouvoir quand on fait des choses comme ça»), Diallo en profite également pour répondre aux attaques des tabloïds qui l’ont traité de prostituée. «Je ne le suis pas et on ne m'a jamais traitée comme cela depuis que je suis née», glisse-t-elle en larmes. «Dieu m’en est témoin.»