Des rebelles libyens sur la route entre Ajdabiah et Brega, le 6 avril 2011.
Des rebelles libyens sur la route entre Ajdabiah et Brega, le 6 avril 2011. - REUTERS/Youssef Boudlal

© 2011 AFP

Alors que le conflit en Libye s'enlise depuis plusieurs semaines, l'état-major des armées françaises a confirmé mercredi à Paris que des avions français ont parachuté des armes légères à destination des rebelles libyens et de la population, début juin dans les montagnes du Djebel Nafusa, au sud-est de Tripoli.

Paris confirme une information du journal Le Figaro qui indiquait mercredi que la France avait procédé à des parachutages d'armes pour donner un coup de pouce à la rébellion. Le quotidien, qui cite «une source française haut placée», fait notamment état de lance-roquettes, fusils d'assaut, mitrailleuses et de missiles antichar Milan.

Larguage de vivres

Début juin, la situation humanitaire était précaire dans la zone du djebel Nafusa, a indiqué l'état-major des armées. «On a procédé à des largages d'aide humanitaire, des vivres, de l'eau et des fournitures médicales», a indiqué à l'AFP le porte-parole de l'état-major, le colonel Thierry Burkhard.

«Pendant les opérations, la situation des civils au sol s'est dégradée. Nous avons également largué des armes et des moyens pour leur permettre de se défendre, essentiellement des munitions», a-t-il précisé.

En majeure partie, des fusils

Il s'agissait, selon le porte-parole, d'«armes qui peuvent être maniées par des civils, de l'armement léger d'infanterie de type fusil». «La situation sécuritaire s'étant dégradée, on a complété les livraisons humanitaires de quelques armes», a-t-il souligné, évoquant «quelques largages ponctuels, sur plusieurs jours, pour éviter que les civils soient massacrés».

Une source officieuse proche du dossier avait confirmé auparavant à l'AFP que la France avait fait passer des armes via des parachutages et par les frontières terrestres avec des pays voisins. Selon cette source, quarante tonnes d'armes seraient arrivées dans cette région, notamment «quelques chars légers».