Le chef de file de l'extrême droite néerlandaise Geert Wilders, poursuivi pour incitation à la haine et à la discrimination raciale et religieuse, a été relaxé ce jeudi par le tribunal d'Amsterdam.

«Vous êtes relaxé de tous les chefs d'accusation pour lequels vous étiez poursuivi», a déclaré le juge Marcel van Oosten lors d'une audience publique, suivant les réquisitions du parquet qui avait demandé la relaxe le 25 mai.

Pas d'appel possible

Le chef de file du Parti pour la Liberté (PVV), qui soutient au parlement le gouvernement du Premier ministre libéral Mark Rutte, était poursuivi pour avoir notamment comparé le Coran à Mein Kampf d'Adolf Hitler et avoir appelé les musulmans à se conformer à la «culture dominante» ou à s'en aller.

Geert  Wilders, 47 ans, a été déclaré non coupable d'outrage à un groupe de personnes et de quatre chefs d'incitation à la haine et à la discrimination raciale et religieuse. Il encourait jusqu'à un an de prison ou 7.600 euros d'amende.

Le parquet avait requis la relaxe le 25 mai et les plaignants, en tant que partie civile, n'ont pas le droit d'interjeter appel, selon Polly van Dijk, une porte-parole du tribunal d'Amsterdam. Le parquet avait décidé le 30 juin 2008 de ne pas engager de poursuites contre le député à la suite de plaintes déposées contre lui, avant d'y être contraint, le 21 janvier 2009, par la cour d'appel d'Amsterdam. Le procès de M. Wilders s'était ouvert le 4 octobre 2010.

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