Des femmes de chambre manifestent devant le tribunal de New York où se tient l'audience de Dominique Strauss-Kahn, le 6 juin 2011.
Des femmes de chambre manifestent devant le tribunal de New York où se tient l'audience de Dominique Strauss-Kahn, le 6 juin 2011. - M.SEGAR / REUTERS

Laure Guilbault, à New York

Plus d'une cinquantaine de femmes de chambre sont arrivées en bus dépêché par leur syndicat au tribunal ce lundi matin pour montrer leur soutien à la victime présumée. Vêtues de leurs uniformes, elles crient «Honte sur toi» quand le 4X4 noir de Dominique Strauss-Kahn arrive au tribunal. Rebelotte quand le véhicule est parti après l’audience: «Honte sur toi!»

Le syndicat des personnels hôteliers de New York se fait entendre ces derniers jours. Suite aux deux affaires d’agression sexuelles dans deux hôtels de Manhattan (l’affaire Dominique Strauss-Kahn au Sofitel et celle d’un important homme d’affaire égyptien, Mahmoud Abdel-Salam Omar à l’hôtel Pierre), il fait notamment campagne pour qu'un système permettant d’alerter la sécurité en cas d'agression devienne obligatoire dès l’an prochain dans tous les hôtels. Le Sofitel et le Pierre ont d’ores et déjà consenti à équiper son personnel de ce système.

Pascal Riffaut, un ancien concierge qui a notamment travaillé dans le très grand hôtel au St Regis de New York explique: «Ces derniers jours, on entend tout : de la mise en place de cameras dans toutes les chambres à laisser la porte ouverte, ce qui présente un risque de vol des biens du clients, ou encore le port de pantalon pour les femmes de chambre.» Selon lui, il n'y a pas vraiment de recette miracle. «La solution la plus efficace serait que les femmes de chambres soient toujours deux, mais cela coûterait une fortune aux hôtels.»