Les groupes armés colombiens

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Publié le 9 mars 2006.

Farc, ELN, AUC et autres EPL : de nombreux groupes armés coexistent en Colombie. Petit tour d’horizon

 
Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc)

Principale guérilla armée de Colombie et même d’Amérique Latine, d'obédience marxiste, les Farc (Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia-Ejército Popular) comptent environ 17.000 combattants, déployés sur plus de 70 fronts. L'organisation réclame la libération de 500 guérilleros emprisonnés contre celle de 59 personnalités militaires et politiques dont la célèbre Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.
Les Farc ont été fondées en 1964 par un groupe de paysans dirigé par Manuel Marulanda Velez, alias Tirofijo. Présente dans la plupart des régions, la guérilla est principalement implantée dans la zone forestière du sud-est du pays, où se situent les cultures de coca.
Entre novembre 1998 et février 2002, les Farc ont poursuivi un dialogue avec le gouvernement du président Andres Pastrana qui leur avait accordé une zone de 42.000 km2 dans les forêts du Caguan (sud) pour les négociations. Depuis, la guérilla a rompu le dialogue avec le président actuel, Alvaro Uribe. Les Farc font partie de la liste américaine des groupes terroristes.

L'Armée de libération nationale (ELN)

Inspirée des idées révolutionnaires de Che Guevara, cette guérilla compte 4.O00 combattants, principalement déployés dans les zones pétrolières situées à la frontière avec le Venezuela au nord-est du pays.
Fondée en 1964 par deux universitaires de la ville de Bucaramanga (nord-ouest), les frères Fabio et Manuel Vasquez Castano, l’ELN (Ejército de Liberacion Nacional) a été dirigé par le curé espagnol Manuel Perez pendant 20 ans, jusqu'à sa mort en 1997. Contrairement aux Farc, l’ELN n’a pas su profiter du boom du narcotrafic et tire toujours la plupart de ses recettes des enlèvements et de l’extorsion. Depuis l’arrivée d’Hugo Chavez au pouvoir, le Venezuela est soupçonné de lui venir en aide.

Autodéfense Unies de Colombie (AUC)

Ces milices paramilitaires assimilés souvent à l’extrême droite ont été montées dans le milieu des années 80 par des groupes de trafiquants de cocaïne pour combattre les guérillas de gauche.
Elles se sont particulièrement développées dans les territoires occupés par ces guérillas au nord du pays et ont même atteint à partir de 1998 les forêts du sud, principal bastion des FARC.
En 2003, les AUC (Autodefensas Unidas de Colombia), principale composante des milices paramilitaires dans le pays, ont entamé avec le gouvernement des négociations qui ont permis la démobilisation de près de 11.000 membres sur les 20.000 que comptent ces groupes armés dont le démantèlement total est prévu d'ici 2006.

L'Armée populaire de libération (EPL)

Le noyau dur de ce groupe maoïste, dissident du parti communiste apparu en 1968, opéré une démobilisation en 2001 avant de se transformer en formation politique.
Son chef historique Francisco Caraballo est actuellement détenu. On estime les troupes de l’EPL (Ejército Popular de Liberacion) à moins de 400 hommes dans les départements du nord-est et les zones de culture du café.

L'Armée révolutionnaire du peuple (ERP)

Petite organisation dissidente de l'ELN, elle compte quelque 200 hommes dans le centre de la Colombie.


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