De notre correspondante à New York,
Des centaines de personnes venues des cinq districts de New York ont afflué toute la soirée, chantant l’hymne américain et scandant «God Bless America». Après l'annonce par Barack Obama de la mort d'Oussama ben Laden. Les vendeurs de drapeaux américains sont déjà sur le pont. «C’est le moment le plus patriotique que j’ai vécu depuis des années», note Anthony, un jeune habitant de Brooklyn, venu dès qu’il a appris la nouvelle. «Je l’ai vu sur Twitter et j’ai reçu des SMS de mes amis disant qu’ils se rejoignaient à Ground Zero.»
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L’ambiance est à la fête. Certains ont transformé leur iPad en pancarte. «Obama 1-Ossama 0» peut-on lire sur les écrans. Dans la foule, ce sont surtout des jeunes. «Ca coïncide avec l’heure de fermeture des bars», plaisante un jeune homme qui me propose une «cigarette de la victoire».
«C’est étrange de célébrer la mort de quelqu’un», remarque un autre new-yorkais. «Mais nous attendions ce moment depuis dix ans.» Beaucoup d’entre eux habitaient à New York le 11 septembre 2001. «C’est notre VE day» (victory in Europe; le 8 mai 1945) explique cette Américaine qui ajoute qu’Hitler est aussi mort un 1er Mai. [Hitler est en fait mort le 30 avril 1945, il s'est suicidé dans son bunker].
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Les camions de chaînes de télé américaines et ceux de la police encadrent le bloc.
Rana, un étudiant pakistanais en économie à New York est venu aussi. Il explique: «Quand j’ai appris qu’il avait été tué au Pakistan, au début j’ai eu peur que cela rende la vie des Pakistanais plus difficile. Mais le discours de Barack Obama m’a rassuré. Il a dit qu’il avait parlé avec le président pakistanais.»
Malgré la joie débordante, beaucoup sont en alerte. Ils craignent des représailles terroristes et de nouvelles attaques. «Ils vont se venger», estime un New-Yorkais. «J’ai peur de ce qu’il va arriver demain.»
2 heures du matin, la foule commence à se faire plus éparse. Mais des personnes continuent à affluer comme ces marines : «Quand on a entendu la nouvelle, on a sauté dans notre uniforme. C'est super de porter l'uniforme dans un moment pareil.»