Omar Hassan el-Béchir.
Omar Hassan el-Béchir. - REUTERS

lucie soullier

Les youyous résonnaient, lundi, à Djouba. La capitale du Sud-Soudan respire. Le président soudanais Omar Hassan el-Béchir a officiellement reconnu, hier, les résultats du référendum de janvier. Les Sud-Soudanais y avaient exprimé leur souhait d'indépendance, à 98,83 %. Rendant hommage à ce geste de paix, le dirigeant du Sud, Salva Kiir, a quant à lui assuré Khartoum de son aide concernant ses dettes et sanctions commerciales.

Des questions en suspens
« Nous avons reçu ces résultats et nous les acceptons. » L'allocution télévisée de Bachir, hier, a soulagé ceux qui craignaient un regain des violences. Parmi eux, Riak Maker, 29 ans, était venu célébrer l'événement à Djouba. « Je ne redoute plus la guerre […], mais je ne pourrai jamais leur pardonner ce que j'ai vu. Je ne les hais plus, mais je ne veux plus les revoir. » Le spectre des dizaines d'années de conflit plane toujours. Dans les mois à venir, les deux parties devront surmonter la méfiance et résoudre les questions en suspens. Dont celle, majeure, du partage des ressources pétrolières, concentrées au Sud. Rendez-vous est pris le 9 juillet pour proclamer officiellement la naissance du nouvel Etat africain.