Manifestations au Caire (Egypte) contre le gouvernement le 29 janvier 2011.
Manifestations au Caire (Egypte) contre le gouvernement le 29 janvier 2011. - REUTERS/Asmaa Waguih

J.C. avec Reuters

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  • Les manifestants étaient de retour dans la rue quelques minutes après la fin du discours d'Hosni Moubarak qui n'est pas parvenu à les rassurer. «Il n'a jamais été question du gouvernement. C'est toi (Moubarak) qui doit partir! Tu en as suffisamment fait!», a réagi un manifestant.

    «Nous sommes dans l'inconnu»

    Dans une allocution télévisée, Moubarak a montré sa volonté de rester au pouvoir en agitant une modeste carotte - en reconnaissant officiellement les frustations économiques des manifestants - et un gros bâton, en déployant des véhicules militaires dans la capitale et d'autres villes.

    Si la classe moyenne égyptienne familière des réseaux sociaux sur Internet a donné l'impulsion des manifestations, la mobilisation a rassemblé vendredi des Egyptiens de tout bord et de toute classe sociale. Les populations les plus modestes, qui dépendent des subventions d'Etat pour se nourrir, pourraient toutefois être tentées d'attendre de voir si Moubarak tient ses promesses avant de se confronter à l'armée dans les rues.

    «Nous allons voir comment les gens réagissent mais je ne pense pas que cela sera suffisant. Je ne veux pas parier sur les chances de survie. Nous sommes dans l'inconnu», a indiqué Anthony Skinner, directeur associé à Maplecroft, société spécialisée dans les risques.

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