Avec Reuters

Julian Assange a brièvement comparu mardi dans le cadre d'une demande d'extradition déposée par la Suède, promettant à la sortie du tribunal londonien que son site WikiLeaks poursuivrait ses activités. Les câbles diplpomatiques «sortiront bientôt par le biais de nos journaux partenaires dans le monde, grands ou petits, et d'organisations de défense des droits de l'homme», a-t-il ajouté. 

Le fondateur de WikiLeaks a bénéficié le 16 décembre d'une mise en liberté conditionnelle, neuf jours après son arrestation par la police britannique. L'audience du jour, essentiellement de procédure, a duré moins d'une demi-heure. Julian Assange, qui était vêtu d'un costume et d'une cravate noirs, comparaîtra à nouveau le 7 février et connaîtra la décision de la justice britannique, sur la demande de la police suédoise. Cette dernière veut l'entendre répondre à des accusations d'agressions sexuelles émanant de deux collaboratrices du site, qu'il nie catégoriquement.

L'audience plénière sur l'extradition débutera le 7 février et devrait durer deux jours. Si l'issue lui est défavorable, Julian Assange pourra faire appel et la bataille juridique pourrait durer des mois. Le fondateur de WikiLeaks est assigné à résidence dans une maison de l'est de l'Angleterre, doit se présenter tous les jours à la police et porter un bracelet électronique. Il dit vivre dans «une maison d'arrêt de haute technologie».

L'expert en informatique, qui a provoqué les foudres de Washington ces dernières semaines en divulguant sur son site des milliers de notes confidentielles du département d'Etat, dénonce une campagne de diffamation liée à ses activités.