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Publié le 24 décembre 2010.

MONDE - Le groupe a revendiqué les attentats contre les ambassades étrangères...

Ce sont des anarchistes italiens, réunis sous la coupe de la Fédération anarchiste informelle (FAI), qui ont revendiqué les deux attentats au colis piégé qui ont fait deux blessés, jeudi, aux ambassades de Suisse et du Chili à Rome.

«Nous avons décidé de faire entendre de nouveau notre voix par des mots et des actes, nous détruirons le système de domination, vive les FAI, vive l'Anarchie!», était-il écrit sur la note de revendication retrouvée par les enquêteurs sur un vêtement de l’homme blessé à l’ambassade du Chili.

Des groupes autonomes les uns des autres

Encore mal connue, la FAI est «un sigle actif dans les milieux autonomes depuis le début des années 2000», explique à 20minutes.fr Christophe Bourseiller, spécialiste de l'extrême gauche. Un sigle et non un groupe organisé en tant que tel: «Il s’agit de gens divers ou de groupes autonomes les uns des autres qui entreprennent des actions violentes individuelles sous ce nom». D’après l’Agence d’information et de sécurité intérieure (AISI) italienne, la FAI est le front révolutionnaire «le plus actif du panorama subversif récent», surtout «dans le centre-nord» du pays.

Ces «anarcho-insurrectionnistes», qui se revendiquent de l’anarcho-communiste russe Pierre Kropotkine, ont débuté leurs actions à la fin 2003 avec notamment un double attentats à la bombe devant le domicile de Romano Prodi, alors président de la Commission européenne. Les attaques à la bombe ou au colis piégé vont se poursuivre régulièrement les deux années suivantes, visant entre autres les autorités italiennes (prison, police) ou encore des agences d’intérim.

Dernière opération en mars dernier

La FAI ne refait plus parler d’elle ensuite – «Opération silence» - jusqu’à décembre 2009 où un engin incendiaire est déposé dans une université de Milan. Trois mois plus tard, des lettres de menace accompagnées d’une balle adressées à Silvio Berlusconi et des membres de son parti et un courrier piégé destiné au ministre de l’Intérieur, Roberto Maroni, sont retrouvés dans un centre de tri de la même ville.

Si les attaques contre les ambassades de Rome ne sont pas le fruit d’un «complot» à proprement dit, Christophe Bourseiller estime qu’il y a des «raisons» derrière celles-ci et que l’on peut les rapprocher des colis piégés envoyés à des institutions étrangères et des ambassades à Athènes, envois également imputés à des activistes d'extrême gauche.

Corentin Chauvel
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