A peine libéré sous caution, il contre-attaque. Le fondateur de WikiLeaks a dénoncé une «campagne de diffamation très réussie» à son encontre et a dit s'attendre à d'autres accusations de la part des autorités suédoises, sans entrer dans les détails. Une audience est programmée en février sur son éventuelle extradition en Suède pour une affaire d'agressions sexuelles.
Julian Assange estime que les accusations de viol qui le visent participent d'une campagne de diffamation.
«Il suffit de regarder le sourire en coin du secrétaire (américain) à la Défense (Robert) Gates à l'annonce de mon arrestation (...) pour mesurer la valeur des opposants à cette organisation», a déclaré Julian Assange à la BBC.
WikiLeaks s'est attiré les foudres du gouvernement américain en mettant à la disposition de plusieurs journaux occidentaux 250.000 télégrammes confidentiels du département d'Etat.
«Je tiens à dire qu'il y a une enquête très agressive. Beaucoup de gens ont perdu la face et certaines personnes espèrent faire carrière en menant des enquêtes de premier plan», a-t-il dit.
Dans le cadre de sa libération conditionnelle, Julian Assange devra justifier chaque jour de sa présence dans le manoir proche de Norwich où il réside et porter un bracelet électronique.
Déplorant ces «obstacles importants», il a assuré qu'ils ne l'empêcheraient pas de poursuivre son travail à la tête de WikiLeaks et de continuer à publier des documents confidentiels.
«Maintenant que je suis de retour pour diriger notre navire, notre travail va se poursuivre de manière plus rapide. Mais comme on l'a vu pendant mon absence, les choses sont bien en place même lorsque je ne m'implique pas directement.»
Son hôte, Vaughan Smith, un ancien officier devenu correspondant de guerre, a toutefois déclaré que la connexion Internet de son domicile n'était pas bonne...