Un sursis pour Sakineh Mohammadi Ashtiani? Téhéran a démenti jeudi que l'exécution de l'Iranienne, condamnée à mort pour adultère et complicité d'assassinat de son mari, soit imminente. Des obstacles légaux demeurent dans le cas de Sakineh a en effet reconnu l’ambassade d’Iran en Grande-Bretagne.
Selon une organisation allemande de défense des droits de l'homme, Sakineh, dont le sort a provoqué une mobilisation en Occident, devait être pendue mercredi. Selon l’ambassade, ces informations «doivent être fermement rejetées».
«La procédure judiciaire dans cette affaire n'est pas encore terminée. Tous les rapports récents sont des affirmations sans fondement et ont pour but d'orchestrer une campagne de propagande et de créer une atmosphère délétère contre la république islamique d'Iran», poursuit le communiqué de l’ambassade.
Mercredi le Quai d'Orsay avait annoncé que le ministre iranien des Affaires étrangères avait fait part à son homologue français que l'éventuelle exécution de Sakineh «ne correspondait pas à la réalité».