Le groupuscule américain qui prévoyait de brûler le Coran fait machine arrière. Le pasteur Terry Jones l'a annoncé lors d'une conférence de presse retransmise par les télévisions américaines, jeudi après-midi.
En revanche, la confusion règne sur le projet de construction d'une mosquée près de Ground Zero, à New York. Le pasteur a affirmé avoir obtenu la promesse des promoteurs du projet que le centre serait déplacé... Ce que ces derniers ont aussitôt démenti. «Nous ne sommes au courant de rien», a déclaré à l'AFP Daisy Khan, l'une des organisatrices du projet de mosquée. «Nous n'allons pas marchander quoi que ce soit», a insisté par communiqué l'Imam Feisal Abdul Rauf, à l'origine du projet de construction du centre islamique controversé. Il affirme ne s'être jamais entretenu avec Terry Jones.
«Un signe de Dieu»
Coup de bluff ou mauvaise communication, le pasteur Jones a déclaré que la décision de déplacer la mosquée new-yorkaise était «un signe de Dieu» qui l'avait convaincu de renoncer à son projet de destruction du livre saint de l'islam.
Il a ajouté qu'il se rendrait samedi à New York pour s'entretenir avec l'imam Feisal Abdul Rauf. «Les Américains ne veulent pas voir de mosquée à cet endroit-là et bien entendu les musulmans ne veulent pas que nous brûlions le Coran. L'imam a accepté de déplacer la mosquée, nous avons accepté de renoncer à l'événement que nous avions prévu d'organiser samedi», a-t-il déclaré.
Le secrétaire à la Défense en personne appelle le groupuscule
Un peu plus tôt dans la journée, l'administration Obama a pris contact directement avec le groupe, via Robert Gates, le Secrétaire à la Défense.
«C'est un geste destructeur», avait averti le président américain Barack Obama., estimant que cela serait «le filon rêvé pour recruter des terroristes» pour Al-Qaida. «J'espère» que le pasteur «est conscient qu'il met la vie de nos troupes en danger», a lancé le président.
Sous l’impulsion de son pasteur, Terry Jones, le Dove World Outreach Center (l’église pour atteindre un monde de paix), une église baptiste située à Gainesville, en Floride, avait prévu de brûler en public un exemplaire du Coran, samedi, à l'occasion du neuvième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.
Ce groupe fondamentaliste chrétien, créé en 1986, accuse l'islam, «religion diabolique», de chercher à dominer le monde, et a appelé d’autres centres religieux à en faire autant pour se souvenir des victimes des attentats du 11-Septembre.
En raison de débordements systématiques sur ce sujet, cet article est fermé aux commentaires. Merci de votre compréhension.