Les expériences menées avec des personnes seules dans un espace confiné et sans repères spatio-temporels ont montré que, dans ces cas-là, l’organisme s’organise seul pour générer un rythme qui lui est propre et tourne en général autour de 25 heures. Dans le cas d’un groupe, les individus se synchronisent entre eux sur un rythme d’environ 25 heures également.
Oui tout à fait. Le sommeil occupe environ un tiers du temps pour 2/3 de temps de veille, mais sans forcément le respect de l’alternance jour/nuit du monde extérieur, puisque le corps suit son propre rythme ou celui du groupe.
Il est très important d’avoir la possibilité de contacts avec l’extérieur, sinon les individus risquent d’être soumis à un stress trop important, voire insupportable, puisque l’absence de contacts peut mener au suicide. Par ailleurs, les expériences ont démontré qu’un quart des individus, au bout de deux semaines, perdent leur rythme interne, ce qui entraîne des troubles du sommeil, anxiété, irritabilité et des troubles digestifs.
Dans le cas des mineurs chiliens, des contacts réguliers avec le monde extérieur devraient permettre d’éviter que des individus soient soumis à un stress trop important et de leur assurer un rythme régulier sur le long terme. La difficulté en ce qui les concerne va être de supporter la vie en groupe dans un espace clos.