Julian Assange a confirmé samedi qu’il publierait d’ici «quelques semaines», probablement deux, quelque 15.000 documents militaires confidentiels sur la guerre en Afghanistan sur le site Wikileaks. «Nous en sommes à 8.000 documents analysés sur 15.000. Si nous poursuivons notre rythme actuel, cela devrait prendre deux semaines», a-t-il précisé lors d’une conférence de presse tenue à Stockholm. Il a également affirmé qu’il agirait «avec prudence», une manière de répondre aux critiques qui se sont abattues sur lui et son site, Wikileaks, quand il est apparu que le nom des informateurs de l’armée américaine n’avait pas été retiré des documents rendus publics le mois dernier.
«Tous les documents seront publiés». Mais ils seront présentés de façon à protéger «les noms de parties innocentes qui font face à une menace significative», a-t-il indiqué à un groupe de journalistes. Sans surprise, donc, l’Australien n’a pas entendu les appels du Pentagone à cesser la publication de documents confidentiels pour raison de sécurité. Lui et ses équipes procèdent «procédait sûrement et avec prudence» en examinant «ligne par ligne» les documents en question, qui font partie des 90.000 documents récupérés par le site spécialisé en renseignements.
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Ces 15.000 là nécessitaient des précautions particulières, a expliqué Julian Assange pour expliquer pourquoi il ne les avait pas publié avec les autres. «Ces documents sont ceux que nous avons mis de côté parce qu'ils contiennent certaines désignations, ce qui signifie qu'ils ont plus de chances de contenir des informations d'identification personnelle», a-t-il dit. Il a toutefois ajouté qu’il n’y avait pas d’«auto-censure» et que des médias l’épauleraient dans son travail, comme la dernière fois.
Et l'Australien de préciser ses ambitieux objectifs: «Nous voulons trois choses: libérer la presse, révéler les abus et créer et sauvegarder les documents qui font l'Histoire», a-t-il expliqué en marge.
Le Pentagone a averti vendredi que la diffusion de nouvelles archives secrètes sur le conflit afghan par Wikileaks serait «encore plus préjudiciable»que la publication initiale de 76.000 documents par le site internet, dont les révélations ont déjà déclenché une tempête médiatique à travers le monde.