Il y a urgence. Six millions de personnes ont besoin d'une aide humanitaire pour survivre, a estimé mardi l'ONU, qui s'apprête à lancer un appel de fonds international de plusieurs centaines de millions de dollars.
Depuis deux semaines, les inondations au Pakistan, les pires en 80 ans, ont tué au moins 1.600 personnes et fait environ 15 millions de sinistrés.
Les associations se mobilisent
Plusieurs associations humanitaires françaises ont annoncé le lancement d'un appel aux dons pour venir en aide aux victimes des inondations au Pakistan.
La Croix-Rouge française a lancé une première intervention afin de venir en aide à 25.000 familles, soit 175.000 personnes dans les provinces les plus touchées.
Le Secours Catholique se mobilise également autour d'un programme d'urgence de trois mois devant bénéficier à 200.000 personnes, «face à cette situation et aux besoins considérables des populations.»
L'ONG Acted (Agence d'aide à la coopération technique et au développement) a annoncé avoir déjà procédé à des distributions d'eau potable pour 2.600 personnes. L’organisation a déjà fourni 20.000 litres d’eau, et va alimenter 60.000 personnes dans la vallée isolée de Swat.
Les maladies tout droit sorties de l’eau polluée aggravent la situation
Cependant, l’imprévisibilité de la montée des eaux ne facilite pas l’arrivée de l’aide aux sinistrés. MSF a dû reporter une distribution de produits de première nécessité destinés à 4.500 de familles, suite à l’inondation de la banlieue de Nowshera (centre).
Et la situation pourrait empirer. Privés de tout, les sinistrés risquent maintenant de développer des maladies dues à la mauvaise qualité de l’eau… Selon le secours catholique, déjà 100.000 cas de choléra touchant principalement des enfants ont été signalés, causés par l’eau polluée. «La situation dans les provinces du Pendjab et Sind est très inquiétante», à en croire MSF.