Quelque 554 feux continuaient à couvrir dimanche 190.400 hectares.
Quelque 554 feux continuaient à couvrir dimanche 190.400 hectares. - REUTERS/Denis Sinyakov

Et si les incendies qui ravagent actuellement la Russie touchaient une centrale nucléaire? Une question d’actualité, car le centre de Snejinsk est encerclé par les flammes. Pas de paniques néanmoins, assure Michel Briere, directeur général adjoint de l''institut de radioprotection et de sureté nucléaire (IRSN), «Je ne pense pas qu’il puisse y avoir embrasement de ce centre. Dans le pire des cas, les matières radioactives libérées auront un impact seulement local ».

Lors de la conception du centre, un espace déboisé autour de celui-ci, espace de sécurité est nécessaire. Les chances d’une contamination radioactive restent faibles, selon Michel Briere. Le rayonnement thermique du feu peut provoquer un embrasement de lignes, circuits ou accès, tandis que la toxicité des fumées peut troubler la santé des travailleurs, qui dans ce cas là portent des masques.

Centres et centrales

Enfin, le dépôt des cendres pourrait dégrader les échanges thermiques ou colmater les fibres de ventilation, mais il existe des dispositifs de nettoyage pour parer ce genre d’attaques. Si jamais le feu arrivait jusqu’aux matières radioactives stockées dans le centre, il y aurait alors une perte de confinement, et des éléments pourraient s’échapper dans l’environnement.

Le centre de Sarov, centre militaire russe qui a produit la première bombe atomique russe, a également été menacé au début du mois. Un canal a été creusé autour du site, pour empêcher les flammes de progresser dans cette direction. D’après les autorités russes, tout élément radioactif a été évacué. Depuis, la situation a été stabilisée.

Pour l’instant, seuls des centres (qui stockent des matières radioactives) et pas de centrales (qui possèdent des réacteurs et produisent de l’énergie) sont concernés.

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