C’est un procès qu’aurait pu gagner Silvio Berlusconi. Mais le tribunal de Milan a acquitté ce mardi Massimo Tartaglia, un homme souffrant de problèmes mentaux, qui avait blessé le chef du gouvernement italien en décembre dernier en lui lançant un objet au visage.
Le procureur adjoint Armando Spataro avait requis, dans le cadre d'un procès au parcours abrégé, l'acquittement de Massimo Tartaglia, estimant qu'il n'était pas en état d'être jugé. Les experts cités à la barre avaient souligné qu'au moment des faits, l’agresseur était «dans l'incapacité de comprendre et de vouloir».
Massimo Tartaglia sera toutefois en liberté surveillée pendant un an et devra vivre dans la communauté où il est accueilli depuis l'agression, en suivant les règles fixées par le directeur de l'établissement. Il aura aussi interdiction de participer à toute manifestation publique pendant un an. Les avocats de Massimo Tartaglia, Daniela Insalaco et Gian Marco Rubino, ont affiché leur satisfaction, soulignant que «l'exigence principale était qu'il soit soigné».
Le 13 décembre 2009, pendant un meeting électoral de Silvio Berlusconi devant la cathédrale de Milan, l’agresseur s'était approché du chef de gouvernement et lui avait jeté au visage une réplique en résine de l'édifice, vendue comme souvenir aux touristes.
Silvio Berlusconi, 73 ans, avait eu deux dents cassées, la lèvre fendue et une fracture au nez. Il avait été hospitalisé pendant quatre jours car l'agression avait réveillé de vieilles douleurs aux cervicales. Sa convalescence avait duré un mois.